Beat Saber - Le jeu de rythme transfiguré

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Beat Saber - Le jeu de rythme transfiguré
31 Décembre, 2018

Avec la mort clinique de Guitar Hero en 2011, suivie de sa résurrection en 2015, les jeux de rythme tels qu’on les a connus pendant des années se sont éteints. Certes, il y a bien eu une tentative de Rock Band pour épouser la réalité virtuelle, mais la philosophie de cet essai était relativement éloignée des origines de la saga et du genre en général.

 

Puis vint l’année 2018 et la sortie de Beat Saber sur HTC Vive, Oculus Rift et désormais PlayStation VR. Si un développeur croit toujours un minimum en son produit, ceux de Beat Games ne s’attendaient peut-être pas à être les responsables d’une renaissance, au point de ringardiser ses aïeux et de satisfaire un rêve d’enfant. Une pierre, deux coups !

 

LA FORCE AU SERVICE DU RYTHME

Si l’on devait résumer succinctement Beat Saber, nous dirions qu’il s’agit du rejeton non déclaré entre Star Wars et Guitar Hero (pour prendre un exemple qui parlera à tous). En effet, le soft de Beat Games est un jeu de rythme où vous ne manipulez pas de fausses guitares ou des batteries plastiques d’un autre temps, mais des sabres laser représentés par les PlayStation Move. Deux épées lumineuses rouge et bleue, Obi-Wan Kenobi vs Dark Vador ! La différence c’est que ce nouveau duel au sommet se déroule entre vous… et la machine. Arriverez-vous à r

Manier des sabres laser, avouez que vous en avez rêvé depuis votre plus jeune âge ? Après le fait d’incarner Batou en réalité virtuelle, bien entendu. Prenez ce fantasme, une immersion hors norme grâce à la VR, une playlist électro de haute volée composée par Jaroslav Beck avec des influences hip-hop ou métal par moments et qui restera parfois en tête à la première écoute (Escape), il y a de quoi être dingue… n’est-ce pas ? C’est bien le cas dès le moment où la piste sonore se lance. A partir de cet instant, plus rien ne peut vous détourner de votre but et vous avez juste à savourer vos sessions. En VR, il ne faut pas hésiter à mimer chaque geste et c’est encore plus vrai avec Beat Saber. Lâchez-vous ! Percutez les cubes d’un coup sec, inutile d’y mettre la force d’Hulk, pour ressentir les nombreux chocs qui seront en phase avec le tempo. Chaque mouvement effectué donnera lieu à une chorégraphie peut-être surréaliste et un brin grotesque pour vos voisins, mais les sensations vécues méritent amplement d’être un peu moqué.

 

Certaines phases solliciteront par ailleurs davantage votre corps, puisqu’il faudra vous baisser pour passer sous de grands blocs rouges ou y échapper en vous mettant légèrement sur le côté. Cela vaut aussi pour des items parachutés afin d’entraver votre progression comme les bombes. Plus que votre corps, votre concentration sera mise à rude épreuve car les directions des cubes changent sans cesse, et ces derniers peuvent s’inverser. Le rouge à gauche peut basculer à droite, le bleu de gauche à droite, vous aurez compris le principe, horizontalement comme verticalement.

Bien qu’il n’y ait pas besoin de s'embarrasser avec de multiples options pour combattre une éventuelle cinétose, Beat Saber offre tout même la possibilité d’indiquer la taille du joueur, mais également votre hauteur par rapport au sol (à l’image de Job Simulator). Ces paramètres sont disponibles uniquement dans les menus, et ne peuvent par conséquent pas être ajustés une fois en jeu. Le plus gênant, c’est que nous n’avons pas trouvé le moyen de stopper une chanson comme bon nous semblait. Cela n’a pas d’importance majeure pour modifier les options de confort, mais c’est déjà beaucoup plus pénible si vous vous voulez relancer rapidement celle en cours. En bonus, vous pouvez switcher les couleurs (plutôt que d’enlever la dragonne du poignet pour inverser les Move), et une ligne à destination des gauchers est présente.

 

DE QUOI S’AMUSER SEUL OU À PLUSIEURS

A peu de chose près, la version PlayStation VR est identique à celle de ses homologues, mais elle dispose de plus de musiques avec 17 morceaux au compteur. D’ici les semaines à venir, 30 chansons additionnelles se grefferont à l’ensemble, sans que nous sachions s’il sera ou non nécessaire de les acheter. Le mode campagne, absent lors de la sortie initiale, est venu agrandir le contenu du jeu et est réparti en plusieurs niveaux avec des embranchements pour chaque portion. L’étape 6 sera par exemple divisée en 6a et 6b, chacune des routes représentant une piste différente et des conditions spécifiques. Atteindre un minimum de 50 combos, ne pas dépasser le nombre d’erreurs affiché à l’écran, essayer de découper des cubes alors que les directions disparaissent en quelques secondes, sont certaines règles à respecter pour espérer avancer sur l’arbre du solo. A cela s’ajoute une zone “Freeplay” qui comporte un mode “One Saber” où vous ne gérez plus qu’un sabre, un “sans flèches” où les indications sont effacées, et une section entraînement pour vous faire la main. Les jusqu’au-boutistes pourront parfaire leurs performances en sélectionnant la partie de la mélodie qui pose problème, voire la ralentir afin de véritablement mémoriser celle-ci fragment par fragment.

 

Dans une optique de vous dépasser, il est également possible d’avoir recours à des modificateurs. Au choix : supprimer les directions, ôter les obstacles ou encore n’avoir le droit qu’à une erreur. Il y en a d’autres mais dans tous les cas, cela pourra agir sur votre multiplicateur et de ce fait sur la dimension scoring. Malgré l’impossibilité de défier les joueurs du monde entier en ligne pour le moment, les développeurs ont pensé à multi local. Grâce à un tableau des scores, vos amis testeront leurs aptitudes à tour de rôle et le but sera évidemment de surpasser le voisin. Si Beat Saber arrive sur le casque de Sony avec des arguments plus solides qu’il y a quelques mois, l’éditeur de morceaux s’est malheureusement perdu en route. Une carence difficilement justifiable puisque la PS4 est tout à fait capable d'accueillir un outil de cette trempe.

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