Tester un job grâce à la VR

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Tester un job grâce à la VR
02 Février, 2018
Frédéric Desaint, 46 ans, est l’un des cinquante-cinq demandeurs d’emploi à avoir testé le métier d’employé libre-service grâce à la réalité virtuelle.

 

D'un côté, des employeurs lassés d’avoir des salariés qui jettent l’éponge quelques mois seulement après leur embauche et de l’autre, des demandeurs d’emploi qui se font une mauvaise idée du métier. «  Dans les deux cas, c’est une perte de temps, concède Valérie Sagan, directrice de Pôle emploi Compiègne de Lesseps. Grâce à la réalité virtuelle, on visualise mieux l’offre à laquelle on postule.  »

 

Depuis le mois d’octobre, cinquante-cinq demandeurs d’emploi ont testé le métier d’employé libre-service grâce à cette nouvelle technologie. Elle a été développée par la start-up compiégnoise Reviatech. L’expérimentation se prolongera jusqu’au mois de mars avant d’être étendue, en cas de bons résultats, à l’ensemble du territoire et à destination d’autres filières de recrutement.

 

Frédéric Desaint, un Compiégnois de 46 ans, s’apprête à rencontrer un recruteur de la grande distribution. Avant son entretien, il a testé son futur job dans un bureau blanc de l’agence Pôle Emploi.

Dès qu’il enfile son casque, le voilà télétransporté dans les rayons d’un supermarché . À sa droite, des yaourts. Avec ses manettes, il peut les prendre en main et vérifier la date de péremption. Cinq autres exercices suivront comme le réassort, la gestion de stock ou la relation clientèle.

 

«  Aujourd’hui, les entreprises ne regardent plus seulement les diplômes, rappelle Valérie Sagan. Elles recherchent des compétences techniques, un bon savoir-être. Autant de qualités qu’on ne voit pas forcément au premier rendez-vous.  »

 

Une mise en situation à partir de six scénarios

Cette simulation est aussi une solution en faveur des demandeurs d’emploi les moins autonomes et les plus timides, qui n’auraient pas suffisamment confiance en eux pour réussir un stage en immersion, dans l’entreprise.

 

À chaque début d’exercice, le candidat est plongé dans le champ lexical de la grande distribution (facing, DLC, reassort). À la fin de chaque scénario, il est noté. « C’est plus pour les encourager. Ici, il y a moins de stress qu’en immersion au magasin, où le chef est parfois derrière vous. On peut faire des bêtises, personne ne juge  », relève Mélanie Bachelier, conseillère au Pôle emploi, en lien avec les entreprises.

 

Après une demi-heure passée dans les rayons et la réserve du magasin, Frédéric Desaint refait surface, au milieu des conseillers Pôle emploi. «  C’est très réaliste. J’avais déjà une bonne idée du métier, cela me conforte dans mon choix. Lors de mon entretien, je serai sur la même longueur d’ondes que le recruteur.  »

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