Premier accouchement mondial sous VR

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Premier accouchement mondial sous VR
16 Décembre, 2016

Une nouvelle relayée par nos confrères anglais de The Guardian !

Erin Martucci, 40 ans, se prélasse sur la plage et regarde les oiseaux passer au-dessus de sa tête. La voix de Ralph Anderson, son gynécologue, vient casser l’ambiance. « On va se préparer à pousser », lui dit-il gentiment en lui retirant son casque de réalité virtuelle.

Erin Martucci est ramenée d’un coup dans sa chambre d’hôpital et elle entend les voix de sa mère et de son mari, excités par l’arrivée du bébé. Elle est sonnée, elle a du mal à faire le lien entre la plage paradisiaque qu’elle vient de quitter et ce qui s’apprête à arriver. On voit la tête du bébé entre ses jambes. Elle pousse.

Martucci est peut-être la première femme à avoir utilisé la réalité virtuelle pour juguler la douleur de son accouchement, raconte le quotidien. Les femmes britanniques ayant de moins en moins recours aux césariennes, la réalité virtuelle « pourrait offrir une option pour les femmes qui veulent un accouchement par voie basse et sans péridurale ».

Martucci raconte son expérience au Guardian. L’effet relaxant des paysages, la douce voix qui lui a demandé de se concentrer sur les oiseaux dans le ciel et de contrôler sa respiration.

« Évidemment, j’avais bien conscience d’avoir des contractions. Je sentais bien que mon corps commençait à me dire qu’il était prêt, mais le temps est passé très vite avec le casque sur les yeux. Cela m’a vraiment calmé, cela m’a aidé à respirer et à me concentrer sur le travail. Je me disais “OK, comme ça, c’est supportable”. »

Dans les minutes qui ont suivi le retrait du casque, Erin Martucci a donné naissance à son second enfant. Une fille.

L’équipe du docteur Anderson explore plusieurs pistes pour réduire la douleur des accouchements (sans utiliser de drogues ou d’anesthésie) : le travail dans un jacuzzi, le gaz hilarant et la réalité virtuelle.

Jusqu’à présent, il n’avait utilisé le casque que pour soulager les contractions légères de début de travail. Erin Martucci est la première à avoir eu envie de s’en servir jusqu’au bout.

Ralph Anderson insiste sur la motivation des patientes et sur l’importance du timing  :

« La difficulté, c’est de mettre le casque au bon moment. Si la douleur est trop intense, il est impossible de la rattraper. »

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