L’expérience VR d’Auschwitz pose question

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L’expérience VR d’Auschwitz pose question
09 Octobre, 2017

Le studio italien 101% croit en l’immense potentiel de la réalité virtuelle pour éduquer le monde sur les épisodes les plus importants de son histoire, à commencer par son premier titre, Witness : Auschwitz.

 

Le directeur de la création justifie ce choix ainsi : « Nous voulons utiliser la VR pour faire revivre des expériences intenses et créer quelque chose d’utile et de pédagogique. Les témoins d’Auschwitz disparaissent les uns après les autres et il faut conserver cette mémoire plus fortement que ce dont sont capables les livres et les films. »

 

En s’approchant d’un sujet aussi sensible, il est vital d’être respectueux des souvenirs de ceux qui sont passés par le camp de concentration. L’expérience est officiellement soutenue par l’Union des communautés juives italiennes et le producteur David Gallo explique que le respect est ce qui a présidé à la création de l’expérience. 

 

Il ajoute « Vous pouvez à peine imaginer les baraques avec 1500 personnes dedans. Elles étaient construites pour en contenir 400. Les gens ne pouvaient pas bouger. Les petits détails, la vie de tous les jours, c’est ce que nous vous donnons la possibilité de vivre depuis l’intérieur. »

 

La violence n’est pas étalée dans l’expérience, elle est juste suggérée en permanence. L’équipe dit avoir préféré se concentrer sur la vie de tous les jours, celle qui n’a pas vraiment été montrée dans les films. 

 

Le titre est donc disponible de 7 à 99 ans selon l’équipe. « Ce n’est pas à propos de la mort ; c’est à propos de la vie, et plus particulièrement de la persistance de la vie à travers l’héritage et la transmission. » selon Daniele Azara.

Il ajoute « Vous pouvez à peine imaginer les baraquements avec 1500 personnes dedans. Ils étaient construits pour en contenir 400. Les gens ne pouvaient pas bouger. Les petits détails, la vie de tous les jours, c’est ce que nous vous donnons la possibilité de vivre depuis l’intérieur. »

 

La violence n’est pas étalée dans l’expérience, elle est juste suggérée en permanence. L’équipe dit avoir préféré se concentrer sur la vie de tous les jours, celle qui n’a pas vraiment été montrée dans les films. 

 

Le titre est donc disponible de 7 à 99 ans selon l’équipe. « Ce n’est pas à propos de la mort ; c’est à propos de la vie, et plus particulièrement de la persistance de la vie à travers l’héritage et la transmission. » selon Daniele Azara. 

 

La question éthique

L’expérience pose pourtant des questions d’éthique sur l’usage de la VR. Cette technologie qui capte l’attention de l’utilisateur comme jamais auparavant doit-elle être utilisée pour faire revivre des expériences avec tant de poids ?

 

La décision des développeurs de créer une expérience avec une telle tranche d’âge visée pourrait aussi porter à conséquence. Comment aborder avec justesse tous les aspects d’Auschwitz, un camp où 1,1 millions de personnes sont mortes si un enfant de 7 ans doit pouvoir regarder sans être traumatisé ?

 

L’Holocaust Educational Trust a refusé de commenter l’expérience Witness en particulier, même s’ils ont reconnu devoir envisager plus sérieusement l’impact que peut avoir la réalité virtuelle sur le sujet de l’holocauste. À un moment de l’histoire où les derniers témoins s’éteignent, la réalité virtuelle peut être un moyen de maintenir allumée la flamme du souvenir.

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