Les hôpitaux cherchent des créateurs de jeux vidéo

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Les hôpitaux cherchent des créateurs de jeux vidéo
18 Septembre, 2017

Avec l’aide d’écouteurs, d’un micro, de lunettes VR, d’une manette et de capteurs laser, le MedStar Simulation Training & Education Lab veut permettre à travers son programme en réalité virtuelle de simuler un cas d’admission d’urgence, notamment à la suite d’un accident de voiture. Les décisions prises par le porteur des lunettes décident de la vie ou de la mort du patient, sans pour autant mettre réellement quelqu’un en danger. 

 

Malgré 4 ans de développement, le programme n’est toujours pas prêt. Il a été appelé Trauma : Yellow. « L’objectif est d’aider les chirurgiens à mieux gérer les 30 premières minutes après l’arrivée d’un patient victime d’un traumatisme » déclare Bill Sheahan, directeur de MedStar SiTEL.

 

Avant la mise en situation face à l’urgence virtuelle, des sessions d’entraînement sont prévues. Une idée d’entraînement qui n’est pas nouvelle puisque MedStar possède des mannequins de simulation qui ont un pouls, peuvent respirer ou encore être intubés. Chaque mannequin coûte plus de 100000 dollars et seul un petit nombre de docteurs peuvent l’utiliser en même temps.

 

En comparaison, la simulation de réalité virtuelle revient bien moins cher puisqu’il suffit de payer des paires de lunettes supplémentaires à 800 dollars l’unité.

 

MedStar n’est pas le seul centre de santé à employer la VR. À l’hôpital de l’université de George Washington, le département de neurochirurgie utilise un programme appelé Surgical Theater, voulu par le neurochirurgien Jonathan Sherman après qu’il en ait vu une présentation.

 

Ce programme présente la tête d’un patient. Il est possible de zoomer à travers les couches de peau et d’os pour voir l’intérieur du cerveau. Cela aide non seulement le personnel médical à préparer les opérations mais c’est également utile aux patients afin qu’ils connaissent mieux leur anatomie. 

 

Roodelyne Jean-Baptiste, une agente de sécurité de 31 ans a pu voir son propre cerveau en 3D après une opération visant à retirer deux tumeurs ayant grandi de façon soudaine.

 

« C’était incroyable de voir ce qui était à l’intérieur de mon cerveau, de voir à quel point les tumeurs étaient grosses » affirme t-elle. « Si on m’avait montré la VR avant l’opération, il n’y aurait pas eu besoin de tant me convaincre de me faire opérer ».

 

Alors que des études ont montré que les patients mieux informés sont plus à même d’être satisfaits des résultats de leur opération, la VR semble avoir sa place dans le processus d’information. 

 

La réalité virtuelle trouve aussi d’autres usages à l’hôpital. Au Children’s National, l’anesthésiste pédiatrique Julia Finkel étudie actuellement comment la VR peut être utilisée pour réduire lia douleur des patients subissant des greffes de moelle. Les lunettes de réalité virtuelle sont ici reliées à des jeux comme Minecraft et Jurassic Park. 

 

Le but avoué de l’étude est de parvenir à réduire les doses d’opiacés nécessaires qui bien qu’efficaces, ne sont pas toujours bien tolérés. 

 

« S’éloigner de certains des anti-douleurs permet de diminuer d’autant les effets secondaires » déclare Julia Finkel. « Et puis, les enfants aiment tous la VR et elle a sur eux un effet relaxant. Même si le soulagement de la douleur est notre but, les effets annexes de la réalité virtuelles sont tout aussi positifs ».

 

S’il faudra encore du temps pour déterminer l’efficacité de la VR afin de soulager la douleur des patients, certaines expériences comme celle permettant de voir l’intérieur d’un crâne montre déjà ses limites. Bien sûr, pouvoir observer l’anatomie humaine est une bonne chose mais il n’y a rien de tactile dans l’expérience.

 

Là où réside le vrai potentiel de la réalité virtuelle se trouve dans cette combinaison entre physique et virtuel. Et cette combinaison a un nom : la réalité augmentée. En 2015, Microsoft a annoncé ses productions de « réalité mixte », les HoloLens, qui génèrent des images holographiques dans le monde réel. Ces équipements pourraient être utilisés en chirurgie afin de fournir une « vision rayons x » afin qu’un docteur puisse voir les conséquences de ce qu’il fait sur le patient en direct.

 

Pour plus d’informations, vous pouvez lire l’article de VRrOOm USA.

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