L'ENSAM et ses partenariats industriels 4.0

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L'ENSAM et ses partenariats industriels 4.0
05 Avril, 2018
Des spécialistes de la mécatronique au sein de l'ENSAM

 

L'ENSAM accélère ses partenariats de recherche et d'enseignement avec les entreprises, principalement pour maintenir le niveau d'innovation de l'établissement dans l'industrie 4.0. Au programme : réalité virtuelle, cobotique, biomécanique avec des acteurs français et allemands. 

 

Pour renforcer ses liens avec les entreprises, l’Ecole Nationale supérieure des Arts & Métiers (ENSAM) met un coup d’accélérateur sur les chaires d’entreprises. Depuis le début de l'année, pas moins de trois structures de ce type sont en cours de création avec des industriels dans différents domaines.

 

L’ENSAM vient par exemple de signer le lancement d’une chaire avec le groupe allemand Mann+Hummel dont l’objectif est de réduire les délais dans le processus d’innovation grâce aux technologies de la réalité virtuelle. Mann+Hummel est l’un des spécialistes mondiaux des systèmes de filtration. Une autre est en cours de conclusion avec ThyssenKrupp sur des méthodes pour optimiser l’organisation industrielle.

 

Le choix de sociétés allemandes n’est pas un hasard. L’ENSAM a créé un institut franco-allemand en octobre 2017 avec notamment le Karlsruhe Institute of Technology (KIT), son partenaire depuis vingt ans. Des thèses avec des entreprises françaises et allemandes vont être initiées sur le thème de l’industrie 4.0, ainsi que des double-diplômes (réalité virtuelle et augmentée, robotique, etc.) ou le développement de stages en entreprises.

 

Enfin, l’ENSAM est en cours de finalisation d’une chaire sur la biomécanique avec Proteor, spécialiste français des appareils orthopédiques, la Société Générale et des compagnies d’assurance. "Nous avons par ailleurs cinq à six autres projets de chaires qui verront le jour entre 2018 et 2019", annonce Laurent Champaney, directeur général de l’ENSAM.

 

Accélération des Technologies de l'industrie 4.0 

Ces projets font partie d’une plus vaste réflexion au sein de l’école d’ingénieurs sur la meilleure façon d’accompagner la révolution de l’industrie 4.0 avec les entreprises. "Avant, nous formions des ingénieurs sur des process qui évoluaient lentement, comme l’usinage ou la fonderie. Aujourd’hui, nous devons les former aussi sur des nouvelles technologies comme la cobotique, la fabrication additive, l’intelligence artificielle, qui se renouvellent très vite", explique le patron de l’ENSAM.

 

Cette réflexion a notamment abouti à la création en 2016 d’AM Valor, une filiale destinée à valoriser l’activité des enseignants-chercheurs de l’école, et dont le chiffre d’affaires atteint aujourd’hui 15 millions d’euros. De même, l’institut Carnot de l’ENSAM, ARTS, a été renouvelé début 2016 pour cinq ans. Pour renforcer le potentiel de recherche de l’établissement, un cadre juridique adéquat vient d’être mis en place pour créer des postes d’enseignants-chercheurs contractuels, en CDD ou en CDI. Deux à trois recrutements sont d’ailleurs prévus en 2018.

 

Un nouveau cursus entrepreneurial

Côté entrepreneuriat, l’ENSAM possède un incubateur depuis longtemps. Mais l’école veut aussi accélérer dans ce domaine, par exemple en accompagnant mieux les élèves ingénieurs qui ont déjà un projet de start-up au moment où ils entrent à l’ENSAM. Un cas de plus en plus fréquent. "Nous réfléchissons à un nouveau cursus un peu hybride, sur le modèle de l’alternance, pour que ces élèves puissent mener à la fois leur scolarité et leur projet d’entreprise", explique Laurent Champaney.

 

Une douzaine d’étudiants se sont mis volontairement en césure pour tester ce modèle. Ils suivent des séminaires sur les nouvelles technologies liées à l’industrie 4.0 tout en travaillant dans leur start-up. Parallèlement, l’ENSAM est en discussion avec la Commission du titre d’ingénieur (CTI) pour homologuer le cursus. L’objectif serait d’intégrer les premiers élèves à la rentrée 2018.

 

Au plan international, l’ENSAM peaufine la création d’un campus au Maroc, le premier hors de France. Le protocole d’accord a été signé en novembre 2017 entre l’établissement français et la société d’aménagement de la ville nouvelle de Zenata, près de Casablanca. Si tout va bien, le conseil d’administration de l’ENSAM devrait valider ce projet au mois de juin. L’objectif est in fine d’obtenir l’homologation du campus par la CTI afin que le centre de Casablanca délivre exactement le même diplôme que les huit autres centres français de l’école. Par ailleurs, l’ENSAM projette de créer d’ici 2019 un institut franco-chinois dédié aux industries du futur sur le même modèle que l’institut franco-allemand.

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