Le président de Viveport fait référence à La Matrice pour parler de la VR

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Le président de Viveport fait référence à La Matrice pour parler de la VR
07 Avril, 2017
La réalité virtuelle? C’est le prochain grand média de masse, croit Rikard Steiber, Suédois résidant désormais en Californie, président de Viveport, passionné de RV et, accessoirement, grand admirateur de La matrice.
Rikard Steiber est un jovial et sympathique monsieur qui, grâce à son engagement dans le monde encore en balbutiements de la réalité virtuelle, réalise son rêve de petit garçon.
À savoir «être un superhéros».
«Désormais, grâce à cette technologie, des superpouvoirs, on peut tous en avoir, a-t-il déclaré joyeusement hier en ouverture de conférence.
On peut être n’importe qui, aller n’importe où, créer n’importe quoi.»
En guise de fil conducteur à son fort intéressant exposé, le président de Viveport a utilisé des références à La matrice.
Un long métrage paru, comme il l’a également rappelé à quelques reprises, «il y a 19 ans. Mais ça aurait aussi bien pu être la semaine dernière.»
«Pour la plupart d’entre nous, ç’a été LE film déterminant pour concevoir ce que la réalité virtuelle allait un jour devenir.»
En effet, c’est bien là le problème avec le média auquel il consacre ses énergies: encore trop peu de gens comprennent la réalité virtuelle, et encore moins ont véritablement eu la chance de l’essayer.
«C’est comme pour La matrice (encore) a-t-il illustré, on ne peut pas l’expliquer. On doit la vivre.»
C’est d’ailleurs ce que la réalité virtuelle permet de faire, a-t-il ajouté. Vivre à fond les sentiments.
Lorsqu’on enfile le casque, «notre système physique, auditif et visuel est pleinement stimulé. Le cerveau a l’impression que ce qui se passe dans le monde fictif arrive pour vrai.
Donc nos sensations sont 10 x plus grandes que devant un film régulier.» (Oui, il a dit 10 «x», pas 10 «fois»)
Photos de gens qui trippent dans un salon avec un casque sur la tête à l’appui, le conférencier a illustré comment lui vit avec la réalité virtuelle au quotidien.
«Ma femme et moi, on invite des amis à souper, on boit quelques verres puis elle me lance un regard et dit: “Rikard. Passons outre la réalité virtuelle ce soir, tu veux bien?”
Mais il y a toujours un copain qui se penche vers moi pour me demander: “As-tu un jeu de Star Wars? Est-ce que je pourrai m’amuser avec un laser?” Et on se pousse subtilement.»
Le président de Viveport prévoit d’ailleurs que, bientôt, la plupart des salons et des soupers ressembleront aux siens: remplis de réalité virtuelle.
«Pensez aux précédentes révolutions, le PC, le web, les cellulaires. Au départ, c’est toujours les geeks, les gamers, qui ont adopté ces éléments.
Et vous voyez, aujourd’hui, vous faites tout sur ces dispositifs! On est en l’an 1. Donc évidemment, la plupart du contenu offert a un lien avec les jeux vidéo, le divertissement.»
Mais avec le temps, croit-il, la technologie va s’étendre à l’éducation, à la formation, au magasinage même.
«Je suis suédois et je sais que, pour plusieurs, le catalogue IKEA est une bible.
Mais ne serait-ce pas chouette d’enfiler son casque, d’entrer dans une chambre qui ressemble à la nôtre et de tester différents meubles, emplacements et couleurs pour avoir une idée de quoi tout aurait l’air?
Les possibilités sont infinies!»
Une de ces possibilités consiste à «changer le monde», rien de moins.
C’est pourquoi Viveport, en partenariat avec les Nations unies, a créé un fonds de 10M$ afin de développer des expériences de réalité virtuelle pour sensibiliser les utilisateurs à la pauvreté, aux changements climatiques. «Nous croyons que si les gens peuvent vivre, de façon virtuelle, ce qui se passe en Syrie, ils n’auront d’autre choix que de changer leur perception et d’avoir de l’empathie.»
Espoir placé en Spielberg
«Au mois de mars 2018 sortira un film décisif, qui permettra de réellement faire comprendre au monde entier ce que la réalité virtuelle peut être», a dit mercredi Rikard Steiber, une grande excitation dans la voix.
Ce film, c’est l’adaptation que réalisera Steven Spielberg d’un roman salué de la science- fiction, Ready Player One, de l’auteur américain Ernest Cline.
«Dans la pop-culture, c’est véritablement le livre qui a le mieux réussi à définir ce que sera l’avenir, a élaboré le président de Viveport. Un avenir où on va bosser dans la réalité virtuelle, où on va partir en vacances dans la réalité virtuelle, où on va s’amuser avec nos amis dans la réalité virtuelle…»
Le long métrage, qui mettra notamment en vedette Simon Pegg et Ben Mendelsohn (le captivant Danny de la série Blood­line), sera celui qui «permettra au grand public de découvrir l’impact et le fonctionnement de cette technologie».
Oui, Rikard Steiber croit énormément à la force de frappe qu’aura Ready Player One. En partenariat avec Warner Brothers et Spielberg, sa compagnie est déjà en train de plancher sur des expériences de réalité virtuelle complémentaires au film.  «J’ai lu le scénario et il y aura toutes sortes de choses extraordinaires!» D’ici un an, on pourra voir s’il avait raison.

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