Le Marinarium de Concarneau prépare sa mue

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Le Marinarium de Concarneau prépare sa mue
29 Juin, 2018

Le Marinarium se prépare à faire peau neuve. Le dossier du projet de rénovation est achevé. Ne manquent que les mécènes pour donner un coup de pouce.

 

Pour continuer sa croissance et attirer de nouveaux publics, le Marinarium - vitrine publique du Laboratoire de biologie marine de la place de La Croix -, se prépare à une rénovation complète de son espace muséographique. Après des travaux estimés à environ 2 M€, ce Marinarium permettra de tout connaître sur la biodiversité faunistique et floristique marine.

 

Si le montant est relativement élevé, « une partie du budget est déjà trouvée et les mécènes privés sont les bienvenus », rappelle Nadia Améziane, directrice de la Station de biologie marine concarnoise. Tout le dossier de présentation du futur Marinarium est bouclé depuis peu. Et, pour raisons budgétaires, la rénovation peut aussi être réalisée tranche après tranche, module après module. En tout état de cause, Nadia Améziane aimerait bien lancer les travaux « fin 2019 ou début 2020 ».

 

Une vitrine historique

Ouvert en 1972 et rénové en 2002, le Marinarium de cette station de recherche créée en 1859 (« plus ancienne station de biologie marine encore en activité ») a besoin d’un vrai coup de neuf. Vitrine historique du Laboratoire de biologie marine, le Marinarium - qui, comme la Station de biologie marine, dépend du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, est « un lieu de transmission des savoirs à tous les publics ». C’est également une vitrine des recherches qui sont développées à la station concarnoise et il assume sa mission de médiation scientifique.

 

Un peu vieillot dans ses équipements, cet espace muséal a surtout besoin de s’adapter aux nouvelles pratiques d’exposition avec des mises en scène scénographiques plus modernes et des techniques du XXIe siècle. Dans un tel espace, le simple aquarium - aussi intéressant soit-il -, ne suffit plus pour attirer le visiteur et le faire revenir. D’ailleurs, en première étape, un site internet vient juste d’être mis en place pour compléter les visites in situ et donner des informations à la demande, via une borne wi-fi installée dans le Marinarium.

Le dossier de présentation de toute la restructuration du Marinarium est achevé. La directrice de la Station de biologie marine, Nadia Améziane, cherche maintenant tous les mécènes susceptibles d’aider au financement de cette importante restructuration. (Hubert Orione)

 

Dix modules et encore plus d’aquariums

Le parcours de la visite comprend actuellement quatre espaces particuliers en plus de l’aquarium, de l’exposition temporaire et de l’espace « Autour du globe ». Après restructuration, le Marinarium, qui pourrait changer de nom et s’intituler « Le Muséum et la mer », comptera dix modules indépendants, allant de l’histoire de la station au cabinet des curiosités.

 

Actuellement, le Marinarium compte huit aquariums (de 300 l à 2,700 l) et un grand aquarium qui totalise 120 000 l. La restructuration permettra d’en rajouter cinq (de 200 l à 60 000 l). Le bassin tactile, qui semble être soumis à des normes de plus en plus drastiques, sera remplacé par un aquarium « présentant les espèces côtières vivant en bancs tel le lieu jaune ».

 

Faire du visiteur un acteur

Cette refonte de la muséographie « permettra d’inciter le visiteur à devenir acteur de la protection de la biodiversité, grâce à des dispositifs muséographiques interactifs tels que des quiz, des jeux, de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle », rappelle Nadia Améziane. Les outils numériques permettront de sensibiliser tous les publics, y compris les étrangers et les publics en situation de handicap visuel. Avec un montant de 600 000 € prévu, le budget consacré à l’intégration de cette réalité virtuelle augmentée représente pratiquement le tiers du budget total. Autant dire que la technologie numérique la plus pointue sera présente.

 

Le mécénat

Bien évidemment, un tel projet suppose un financement. Outre les traditionnelles subventions mobilisables auprès des collectivités territoriales et des institutions, le projet fait appel au mécénat ; comme la majorité des sites du Muséum national d’Histoire naturelle. Le mécène peut financer partiellement (ou totalement) un module ou un thème développé.

 

Et, outre la réduction fiscale de 60 % du don, le mécène profitera aussi de toutes les contreparties prévues (accès aux espaces de réception, accès privilégiés, participation à la vie du Marinarium, etc.). Dossier du projet « Le Muséum et la mer » sous le bras, Nadia Améziane se prépare maintenant à prendre son bâton de pèlerin pour aller chercher des mécènes locaux ou régionaux.

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