Le futur dystopique de la vie en réalité augmentée

Category: 
Le futur dystopique de la vie en réalité augmentée
16 Janvier, 2017

Dans son court-métrage Hyper-Reality, le designer londonien Keiichi Matsuda, explore une vision cynique de la vie en réalité augmenté.

DYSTOPIE.  Les fictions d'anticipation à la Black Mirror vous font craindre que le futur qui se profile ne soit pas le meilleur des mondes ? Ce n'est pas cette vidéo qui va vous détromper. Réalisé par le designer londonien Keiichi Matsuda, le court-métrage de 6 minutes décrit un avenir où monde réel et monde virtuel ont convergé pour aboutir à un environnement en réalité augmentée envahi par la publicité. "Mon projet est volontairement provocant", a expliqué l'auteur au magazine de design et d'architecture Dezeen. "C'est une vision du futur où réalité virtuelle et physique ont fusionné, et où les villes sont saturées par les médias."

La face obscure du parcours client

Le court-métrage, intitulé Hyper-Reality, prend place dans la ville de Medellín, en Colombie. À travers des images doublées d'une voix off en espagnol (sous-titré en anglais), on y suit, en vue subjective, la vie d'une femme de 42 ans, Julianna Restrepo. Son champ de vision, en réalité augmentée, est sans cesse interrompu par des services en ligne ou des publicités envahissantes, en fonction de ses interactions commerciales et sociales qui lui permettent d'ailleurs d'accumuler des points. Un détail qui n'est pas sans rappeler le choix de la Chine de "noter" ses citoyens sur la base de leurs données personnelles et professionnelles dès 2020.

Au début de la vidéo, l'on voit Julianna mener une vie "normale", dans ses interactions quotidiennes entre son domicile, son lieu de travail et les magasins où elle fait ses courses. Entre pop-up publicitaires qui surgissent de façon intempestive et recours au service client en réalité augmentée, elle offre une vision glaçante du parcours client digitalisé que mettent en place nombre de grandes sociétés. Mais tout bascule lorsque soudainement son compte est piraté, et qu'elle est désormais reconnue par le système sous le nom d'Emilio. Les algorithmes de recommandation personnalisée de cette réalité alternative changent alors du tout au tout, et lui proposent armes à feu et femmes dénudées... tant bien que Julianna cherchera finalement à réinitialiser son identité digitale. Pour quel succès ? Nous vous laissons juger dans la vidéo ci-dessous.

A voir aussi

VRrOOm Wechat