La VR une source de danger dans les avions ?

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La VR une source de danger dans les avions ?
10 Septembre, 2018
Crédits : Netherlands Aerospace Centre

 

Une étude récemment menée aux Pays-Bas sur l’utilisation de casques de réalité virtuelle par les passagers des avions dresse le constat suivant : les casques VR présentent des intérêts évidents, mais seraient également source de danger.

 

La célèbre compagnie aérienne KLM et le Netherlands Aerospace Centre (NLR) ont ensemble mené une étude dont les résultats ont été publiés dans un communiquédu 30 août 2018. De plus en plus de compagnies proposent à leurs passagers des casques VR afin de rendre le voyage plus agréable en s’immergeant dans “un autre monde”, ce qui peut effectivement s’avérer être particulièrement intéressant dans le cadre de vols long-courriers.

 

Avant d’investir dans un tel équipement, la compagnie KLM a donc voulu pratiquer des tests, et a réuni dans ce but pas moins de 40 volontaires parmi ses propres employés. Ceux-ci ont été placés avec un équipage dans un simulateur reproduisant l’intégralité de l’intérieur d’une cabine d’avion situé à l’aéroport d’Amsterdam Schiphol.

 

Sur la totalité des faux passagers, les deux tiers ont été équipés de casques VR (Samsung Gear VR ou Oculus Go) dans lesquels se trouvait une application faite sur mesure pour l’expérience. Celle-ci est destinée à montrer aux passagers de manière ludique comment rejoindre leur correspondance à l’aéroport. Ainsi, les volontaires ont évolué dans cette application représentant un chemin balisé et des ballons de baudruche à percer. Le dernier tiers des volontaires s’est vu proposer la même application sur smartphone.

 

La conclusion de l’étude met en exergue le fait que les casques VR sont à l’origine d’une immersion trop importante des passagers, ce qui représenterait un danger. Cette conclusion a été formulée après l’application de trois scénarios, le premier relatif à un vol calme sans incidents, le second ponctué de turbulences, et le dernier simulant l’urgence d’une dépressurisation rapide de la cabine – en somme, l’apocalypse.

 

Durant le premier scénario, l’équipage a simplement noté une difficulté accrue pour communiquer avec les passagers équipés de casques VR. En ce qui concerne les autres scénarios, ces mêmes personnes étaient tellement absorbées par la réalité virtuelle que malgré les simulations de turbulences et de dépressurisation de la cabine, celles-ci sont restées passives !

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