La VR n’émeut pas la génération des empathiques

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La VR n’émeut pas la génération des empathiques
25 Septembre, 2017

Les pionniers de la réalité virtuelle nous permettent de tout expérimenter depuis l’accouchement jusqu’au sexisme. Mais pour les « hyperempathiques », il n’y a rien qu’on puisse leur apprendre à propos des sentiments d’autrui.

 

Ce week-end, une expérience VR destinée à soutenir une association contre les violences faites aux femmes a été testée. Elle permet de se mettre dans la peau de femmes expérimentant le sexisme et le harcèlement de rue. Le but est « de donner aux hommes et aux femmes une compréhension viscérale de ce que c’est vraiment d’être attaqué dans la rue ou dans les transports publics juste parce que vous êtes une femme. »

 

Mais la nouvelle génération est, au moins en partie, hyperempathique. Elle veut déjà comprendre tout ce par quoi passent ses congénères et les soulager dans ces émotions. La réalité virtuelle pédagogique n’est-elle pas alors inutile ?

 

Cette génération va pourtant utiliser la réalité virtuelle et bien davantage que la précédente. Il faut donc réfléchir à l’usage prochain de la VR. Là où elle peut changer les choses c’est en permettant de vivre des expériences que malgré toute l’empathie du monde, il est impossible d’imaginer. L’accouchement en est un exemple parfait.

 

Le problème est qu’il n’est pas toujours souhaitable de plonger dans le monde d’une autre personne et qu’il est parfois bien plus intéressant d’écouter ce qu’elle a à dire. S’il suffit de se plonger dans la réalité virtuelle pour connaître une personne, la discussion réelle n’est-elle pas menacée ?

 

En fait, nous n’avons pas besoin de la réalité virtuelle pour s’inquiéter des émotions des uns et des autres, nous avons juste besoin d’empathie.

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