La VR en psychiatrie : des résultats encourageants

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La VR en psychiatrie : des résultats encourageants
04 Décembre, 2017
Le projet AlterEgo est mené au CHU de Montpellier. Les patients schizophrènes, mis face à face de leur clone virtuel, reproduisent les mouvements de ce dernier. © EUROMOV, CENTER FOR RESEARCH AND TECHNOLOGICAL DEVELOPMENT, MONTPELLIER, FRANCE

 

Un jumeau numérique pour aider les schizophrènes

Le projet européen Alter Ego, qui utilise la réalité virtuelle pour améliorer les relations sociales des schizophrènes, connaît des premiers résultats encourageants.

 

Oui, les avatars aident les schizophrènes dans leurs relations sociales. Comment ? en leur permettant de mieux bouger ! Après  les récents travaux britanniques menés pour lutter contre les hallucinations, voici une autre preuve de l'intérêt de disposer d'un jumeau numérique. Il s'agit du projet européen AlterEgo, mené à Montpellier et présenté à Lyon à la 9e édition du congrès français de psychiatrie.

 

“Chez les patients schizophrènes, on sait qu'il existe une réduction des expressions faciales et des gestes coverbaux – mouvements des mains, postures”, détaille Stéphane Raffard, psychologue au CHU de Montpellier qui coordonne ce projet européen avec le Dr Delphine Capdevielle. 

 

“On sait également que l'on communique mieux avec quelqu'un qui nous ressemble, selon la théorie de la similarité”, poursuit le psychologue. D'ou l'idée de créer un avatar en tous points similaire au patient pour ensuite confronter le vrai au faux face à un miroir.

 

Les médecins de Montpellier ont travaillé en collaboration  avec des mathématiciens et des ingénieurs de l'université de Bristol (Royaume-Uni)  et de l'École polytechnique de Lausanne (Suisse) et une firme allemande, DFKI, capable de créer en 24 heures un avatar totalement identique au patient. Objectif de ce face à face : la rééducation des déficits relationnels caractéristiques de la schizophrénie

 

Tout se passe donc devant un miroir où l'on demande au patient de bouger en se calant au mieux sur son clone virtuel. 

“De plus, ce clone propose au patient d'améliorer ses comportements de santé en lui suggérant d'augmenter son activité physique”, détaille  Stéphane Raffard.

 

Huit jours après le face à face  les patients ont été soumis à des questionnaires. Selon les premiers résultats présentés à Lyon, une augmentation des mouvements et des imitations a été observée. En revanche, les chercheurs n'ont pas observé de réelle modification du comportement chez les patients, une déception. Mais l'intervention ayant été unique, les médecins ont déjà prévu de répéter ces séances. Et prévoient également d'utiliser des robots qui seront peut être plus suggestifs que des avatars.

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