La chirurgie de la cataracte assistée en AR

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La chirurgie de la cataracte assistée en AR
13 Juin, 2018
Les données biométriques du patient sont entrées dans l’ordinateur qui les traite et indique ensuite les points d’incision à effectuer, directement dans le microscope du chirurgien ophtalmologiste. | Alain Bihel

 

À Plérin, les chirurgiens ophtalmologistes de l’hôpital privé sont désormais aidés par un système de guidage visualisé directement dans le microscope. Un investissement de 25 000 €.

 

L’unité d’ophtalmologie de l’hôpital privé de Plérin, dans les Côtes-d’Armor s’est équipée d’une nouvelle technologie avec l’acquisition d’un système de réalité augmentée qui améliore la précision et l’efficacité du traitement chirurgical de la cataracte.

 

Le système de guidage chirurgical Vérion fonctionne comme ces écrans de pilote de chasse ou de certains véhicules de tourisme : il indique avec précision, directement sur l’image de l’œil qui apparaît dans le microscope, les points d’incision qui doivent être effectués.

Cet équipement représente un investissement de 25 000 € pour l’hôpital, mais "il apporte plus de confort de travail pour le chirurgien, explique le Dr Stéphane Le Baillif, l’un des chirurgiens ophtalmologistes qui utilisent désormais cet outil. Et il offre aux patients une prise en charge plus confortable et plus fluide au bloc opératoire."

 

En Bretagne, seuls deux centres bénéficient de cet équipement de dernière génération dont l’hôpital privé.

 

Une opération en deux temps

Pour le patient, l’opération se passe en deux temps : d’abord au cabinet des médecins, à l’occasion du bilan préopératoire. "En parallèle des mesures nécessaires au calcul de l’implant cristallinien, le système Verion enregistre des données biométriques ultra-précises qui seront réinjectées dans les oculaires du microscope pendant les différents temps opératoires."

 

Dans un deuxième temps, au bloc opératoire, "les données seront transférées dans l’ordinateur à partir d’une clé USB. Le système projette le dessin de l’incision dans l’optique du microscope, ainsi que sur les écrans de contrôle, et le chirurgien n’a plus qu’à suivre les tracés avec les indications calculées auparavant."

 

Et lorsque l’implant intraoculaire est installé, la position optimale est indiquée au chirurgien en temps réel, sur l’image de l’œil qu’il reçoit dans son microscope et sur les écrans de contrôle. Ce qui permet de personnaliser l’acte opératoire, en fonction des données biométriques du patient.

 

Un acte qui prend au total une dizaine de minutes, et qui permet au chirurgien de passer directement à un autre patient, dans une seconde salle équipée, pendant que le premier est raccompagné en salle d’attente. Son séjour à l’hôpital n’aura pas duré plus de trois heures.

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