Interview d'Anna Polina, star du porno VR chez Dorcel

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Interview d'Anna Polina, star du porno VR chez Dorcel

Interview avec Anna Polina, qui revient sur son expérience du porno en réalité virtuelle aux côtés de Marc Dorcel.

Fin 2015 sortait le premier film porno français en réalité virtuelle. On devait ce film qui mettait le spectateur à la place de l’acteur, à Marc Dorcel, entreprise française de renommée internationale qui a toujours su faire siennes les nouvelles technologies.

L'entretien a débuté avec Ghislain Faribeault, vice-président média féru de nouveautés technologiques, qui nous a expliqué la genèse du film. Puis ce fut au tour d'Hervé Bodilis, réalisateur et directeur artistique, qui nous a expliqué plus en détail les spécificités d’un tournage porno en réalité virtuelle. Mais pour être complète, cette interview devait recevoir également l'avis d’un des protagonistes de ce film.

Interview avec Anna Polina, star du premier porno VR français

Anna Polina, star du premier film porno en réalité virtuelle par Marc Dorcel a accepté de revenir avec nous sur sa première expérience d’un tournage en VR. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est plutôt enthousiaste en ce qui concerne l’avenir de cette technologie dans et en dehors du porno.

Bonjour Anna. Pourrais-tu te présenter pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas ?

Je suis Anna Polina, j’ai 26 ans et je suis actrice, réalisatrice ainsi qu’animatrice radio spécialisée dans le milieu du charme.

Peux-tu nous parler de ta participation au film de Dorcel en réalité virtuelle de l’an dernier ? Quel est ton rapport à la technologie ?

Avec Marc Dorcel, nous avons testé il y a à peu près 5 ans la 3D. Il s’est avéré que la technologie était intéressante, il y avait déjà ces effets de jaillissement. Ça a très bien marché dans le cinéma traditionnel, mais ça n’a pas réussi à aboutir dans le X, pour plusieurs raisons, par exemple le prix des télévisions.

Avec les films 360, on va beaucoup plus loin, on a une réelle immersion. Cette technique est passionnante dans le jeu vidéo, pour visiter des pays et bien sûr, dans le porno. Le porno a toujours été en avance sur les autres secteurs. Ça a été le cas pour la VHS, pour le DVD et je pense que ce sera toujours le cas.

Est-ce que c’est Marc Dorcel qui t’as proposé le projet, ou bien est-ce toi qui t’es portée volontaire ?

J’ai représenté Marc Dorcel pendant longtemps. C’est une boîte de production avec laquelle j’ai toujours eu un très bon feeling. Ils sont donc venus vers moi assez naturellement pour que je sois la marraine de ce projet.

Quelle est la différence avec un tournage normal ?

Ce qu’il faut savoir c’est qu’on la faite en deux parties. Une partie soft, destinée au grand public ainsi qu’à la presse, et une partie hard destinée aux consommateurs de produits X. J’ai adoré faire la première partie parce que Dorcel a pris le parti de reprendre les figures emblématiques des fantasmes qu’ils explorent habituellement : la soubrette, l’infirmière, la directrice, etc. J’ai trouvé ça assez fun et puis on s’entendait plutôt bien avec l’équipe de filles.

La contrainte majeure était que le tournage en réalité virtuelle impliquait de tourner en plan-séquence, contrairement à une séquence normale qu’on peut couper à tout moment. Finalement, ça représentait au moins 6 minutes de dialogues et de chorégraphies qu’on devait refaire à chaque fois. Ce n’est pas évident, car il faut que chacune prenne sa place, que chacune dise son texte au bon moment et que cela reste ludique sans être vulgaire. C’était un exercice intéressant, mais je ne dirai pas qu’il était facile.

Et au niveau pratique ? Est-ce qu’un tournage à 360 implique de nouvelles contraintes ?

Au niveau pratique, ce n’était pas vraiment compliqué. Nous sommes toutes des actrices professionnelles. Nous sommes donc habituées à avoir des contraintes bien plus difficiles que celles-ci. Pour la partie hard, nous devions juste faire attention à regarder l’ensemble des caméras. La contrainte pratique était plus pour l’acteur. Pour nous les filles, la partie X était plutôt simple.

Toi qui es au cœur de l’industrie, est-ce que tu sais si la VR est souvent évoquée dans la communauté du X ?

De mon point de vue, c’est clairement Marc Dorcel qui a lancé le porno en réalité virtuelle en France et en Europe. C’est aussi Dorcel qui propose la meilleure qualité d’image. J’ai participé à d’autres expériences VR qui n’étaient qu’à 180° degrés. Je les trouve moins intéressantes qu’un tournage à 360°. Aussi bien en termes de pixellisation qu’en termes de rendu visuel, le produit de Dorcel est le meilleur que j’ai vu à ce jour.

Tout le monde s’y met. Nous sommes dans un business qui a besoin de se renouveler constamment, surtout avec la crise d’internet. Effectivement, tout le monde s’est un peu jeté sur la production de films 360.

Est-ce que tu penses que la réalité virtuelle va être confrontée aux mêmes problèmes que la 3D ?

Je ne pense pas. Au contraire, au fil du temps, la technologie et la qualité d’image vont s’améliorer. Il faut savoir qu’un casque de réalité virtuelle et un smartphone coûtent beaucoup moins cher qu’une télévision et des lunettes 3D. De plus, les besoins ne sont pas les mêmes. On va acheter un casque pour visiter Rome, pour regarder un film, etc. Je pense donc que les casques de réalité virtuelle vont se démocratiser assez rapidement.

À titre personnel, que penses-tu de l’avenir de la réalité virtuelle dans le porno ?

Il faut prendre en compte le fait qu’aujourd’hui, il y a énormément de contenus. Effectivement, on trouve énormément de contenus gratuits et très vastes. En réalité virtuelle, on est beaucoup plus limités, ne serait-ce que par les moyens. Produire ce genre de vidéos alors que le business est en crise est assez compliqué.

En revanche, je pense sincèrement que la réalité virtuelle va avoir une part active dans notre vie sociale, amicale et sexuelle. Forcément, le X aura un avenir là dedans. C’est donc bien plus qu’un gadget.

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