Daqri et l'impression 3D

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Daqri et l'impression 3D
05 Mars, 2017
La startup américaine Daqri a mis au point un procédé unique et très ingénieux avec une imprimante 3D utilisant des hologrammes.
Au-delà de son originalité, cette technologie permet de gagner un temps considérable.
Daqri est tout d’abord une société spécialisée dans la réalité virtuelle ayant fabriqué des lunettes connectées, mais également des affichages « tête haute » pour une application dans l’équipement automobile.
À titre d’exemple, Daqri a créé un système de projection d’informations sur le pare-brise des voitures comme le compteur de vitesse ou encore des données sur la navigation.
La startup basée à Los Angeles s’est ensuite tournée vers l’impression 3D et a mis au point un procédé unique et innovant.
Cette nouvelle technique d’impression 3D utilise des lasers afin de transformer un monomère photosensible en plastique dur.
Cependant, le caractère innovant se trouve dans le fait que l’impression ne se fait pas couche par couche, mais d’un seul coup. En effet, l’holographie permet d’imprimer en 3D une pièce entière en une seule fois !
Daqri a créé une puce permettant d’obtenir des hologrammes sans avoir besoin de recourir à des processus optiques souvent très complexes.
Celle-ci projette hologramme dans une boîte de pétri contenant une gelée composée de monomères photosensibles. Ces derniers se solidifient et se changent en plastique solide au contact du laser.
Bien que pour le moment, cette imprimante 3D nouvelle génération est seulement capable de créer de petits objets, il semble que les ingénieurs aient cerné le gain de temps considérable que le procédé peut offrir.
Par exemple, dans le cas d’une simple agrafe, l’impression ne prend que cinq secondes par ce biais contre quelques minutes dans le cas d’une méthode classique.
Le directeur de recherche chez Daqri, Seamus Blackley, indique que la pièce obtenue a été conçue en une seule fois et qu’elle est plus solide que celles obtenues par l’impression 3D classique.
En effet, la tête d’impression effectue des allers-retours déposant un genre de fibre qui fragiliserait l’objet final.
Cette nouvelle imprimante comporte un autre avantage, celui ne se passer de modèles d’impression, ce qui pourrait faire gagner davantage de temps.
Ce procédé a tout de même un défaut qu’il faudra régler dans le cadre de l’impression de plus imposants objets à l’avenir : la chaleur pouvant tout simplement causer une fonte sévère.
Bien que Daqri travaille actuellement sur une nouvelle puce offrant de plus grandes possibilités, David Lakatos, chef de produit chez Formlabs, une autre société d’impression 3D, se montre plutôt sceptique :
« La polymérisation est un procédé exothermique. Imprimer une pièce plus rapidement implique qu’il y ait beaucoup d’énergie libérée par la réaction », indique l’intéressé au MIT Technology Review.

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