Collaboration homme/machine : une étude mitigée

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Collaboration homme/machine : une étude mitigée
03 Février, 2018

Intelligence artificielle, robotique, réalité virtuelle, réalité augmentée… La relation Homme/machine entre aujourd’hui dans une nouvelle ère. Dans ce contexte, Dell Technologies dévoile les résultats d’une enquête mondiale, menée auprès de 3.800 dirigeants en partenariat avec l’institut Vanson Bourne. Les résultats de cette nouvelle étude prédisent notamment que d’ici à 2030, les nouvelles technologies dessineront des relations plus étroites entre l’Homme et la machine. Mais néanmoins tous les répondants ne s’accordent pas sur les bénéfices et la nature des rapports qu’ils pourront en tirer.

 

Collaboration homme/machine : où en sommes-nous ?

C’est un fait, l’homme et la machine collaborent ensemble depuis maintenant plusieurs décennies. Néanmoins, le rapport à la technologie évolue et il devient impératif de repenser le travail si l’on souhaite s’adapter à un environnement en perpétuelle évolution. Les manières de travailler ont d’ores et déjà commencé à se transformer à l’aube d’une nouvelle ère qui va redéfinir la relation entre l’Homme et la machine. Ainsi 82% des personne interrogées s'attendent à ce que les humains et les machines travaillent en équipes intégrées dans les cinq ans à venir.

 

Le rapport de force tend donc à s’inverser vers plus de collaboration avec la machine et non de la dépendance. Ainsi, les difficultés d’aujourd’hui, seront les solutions de demain en tirant parti des multiples avantages engendrés par cette nouvelle relation. La machine a pour vocation de soulager la tâche humaine, de la réinventer et non de la remplacer.

 

Cependant, le chemin vers cette évangélisation reste encore long car 1 dirigeant sur 2 pense que les transformations en cours vont permettre de leur libérer du temps afin de se consacrer à des tâches qu’ils estiment plus importante quand l’autre moitié des répondants ne partage pas cette idée. Une approche différente du rapport à la machine et des bénéfices à en tirer. Pour 42% des répondants, la machine va réaliser des tâches qu’ils ne veulent pas exécuter, leur permettant ainsi d’être plus heureux au travail. Et 58% pensent le contraire et ne réalisent pas l’opportunité du gain de temps, qui pourrait être mis à profit pour des tâche plus créatives, stratégiques…

 

C’est dans cette optique de changements comportementaux et technologiques que les dirigeants interrogés s’accordent à dire qu’à l’avenir ce sont les écoles qui qui vont avoir un rôle primordial dans l’apprentissage. En effet, elles devront faire un travail éducationnel pour apprendre aux étudiants à « apprendre » et de continuer à le faire tout au long de leur vie et non sur la formation à des tâches spécifiques. Un chiffre qui vient corroborer les prévisions de l’Institute for the Future selon lesquelles 85% des métier de 2030 n’existent pas encore aujourd’hui.

 

Une vision contrastée de l’avenir

Si l’approche sur la notion homme-machine diffère, notamment sur le fait de savoir si la machine représente une opportunité ou une menace, la quasi-unanimité des dirigeants s’accordent sur l’avenir avec l’Homme et la machine qui travailleront en une seule et même équipe intégrée. Aujourd’hui 26% des dirigeants mondiaux estiment que les salariés et les machines fonctionnent déjà comme des équipes intégrées.

 

Pour les dirigeants français interrogés : le constat est différent :

  • Ainsi quand 50% de l’ensemble des répondants estiment que les systèmes automatisés vont permettre de libérer du temps, les répondants français sont 27% à être de cet avis.
  • Là où 1 dirigeant sur 2 pense que nous serons plus productifs en collaborant plus avec les machines, 34% des répondants français partagent cet avis.
  • Ils sont 33% à penser qu’ils auront satisfaction à se décharger des tâches de travail jugées inintéressantes auprès de machines intelligentes contre 42% dans le monde.
  • Pour 41% des répondants, la technologie permettra d’assigner la bonne personne à la bonne tâche au bon moment contre 34% des dirigeants français

 

« Le monde du travail est scindé en deux sur la question de la collaboration homme/machine »,commente Stéphane Huet, General Manager, Dell EMC France. « Il y a deux perspectives extrêmes sur l'avenir : la question de l'obsolescence humaine, liée à l'anxiété, ou la vision optimiste selon laquelle la technologie résoudra nos plus grands problèmes sociaux. Ces points de vue divergents pourraient rendre difficile la préparation des entreprises pour un avenir en constante évolution et entraveraient certainement les efforts des dirigeants pour faire bouger les lignes. »

 

De la nécessité d’investir pour surmonter les obstacles

Face à un avenir plein de promesses, l’incertitude domine pour 58% des entreprises française quant à savoir si elles seront en mesure d’être compétitives (42% pour l’ensemble des répondants). Une inquiétude qui rejoint les difficultés qu’elles rencontrent aujourd’hui pour suivre le rythme effréné du changement (59%). Si seulement 29% déclarent avoir pleinement intégré le numérique, il faut garder en tête que le processus de transformation n’est pas instantané et se mesure dans le temps.

 

Ainsi pour 93% des entreprises françaises, la réussite de leur transformation digitale de leur activité en 2030 n’est pas sans contraintes et difficultés. Elles sont 63% à placer le manque de vision et stratégie comme barrière principale à leur succès. Un chiffre talonné à hauteur de 56% par le manque de préparation de leurs employés. Deux chiffres complémentaires : sans les talents nécessaires à la transformation pas de stratégie d’avenir et inversement. Des résultats supportés par l’idée que 85% des métiers de 2030 n’existent pas aujourd’hui.

 

Néanmoins, les contraintes technologiques et de coûts ne sont cités qu’à hauteur de 48% et 30% comme obstacles. Même si les entreprises ont des visions contrastées de l’avenir et font face à certains obstacles à la transformation de leur entreprise, elles partagent un terrain d'entente sur la nécessité de se transformer et d’investir.

 

Pour les entreprises qui ont fait le choix de d’investir dans les technologies et entendent bien continuer dans les 5 années à venir :

  • Elles consacrent aujourd’hui leurs investissements aux cloud hybride (55%), aux applications de nouvelles générations (50%) et à l’analyse de données (47%).
  • Le secteur automobile mondial investit aujourd’hui en priorité dans l’IoT (49%) et l’analyse de données (45%) et le cloud hybride (44%). Un trio de priorité partagé par le secteur financier, la santé publique, l’industrie et le secteur de la tech.

 

Les entreprises qui n’ont pas encore commencé à le faire mais le projette dans les 5 ans à venir préfèrent donner la priorité à la réalité virtuelle, l’intelligence artificielle et l’internet des objets. Des choix dans des technologies d’avenir partagés par les entreprises du monde entier, interrogées pour cette étude.

 

Du côté des secteurs industriels, les entreprises du secteur automobile préfèrent consacrer leurs investissements technologiques futurs à l’IA (56%), aux infrastructures convergées (54%) et 51% à la VR/Applications de nouvelles générations. L’intelligence artificielle remporte tous les suffrages que ce soit dans le secteur de la finance, de la santé ou encore de la tech. C’est la priorité d’investissement dans les 5 ans à venir. 

 

« Nous entrons dans une ère de changement considérable. Bien que les chefs d'entreprise aient des visions contrastées de l'avenir, ils partagent un terrain d'entente sur la nécessité de se transformer. Je crois que nous arrivons à une période charnière : les entreprises peuvent choisir de se transformer, que ce soit sur la plan technologique ou humain pour avoir un rôle à jouer dans le futur soit rater le coche du changement et rester à quai. » conclut Stéphane Barberet, General Manager, Dell EMC France.

 

L'étude complète peut-être consultée ici.

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