Ce que la 5G apportera à la VR et à l’AR

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Ce que la 5G apportera à la VR et à l’AR
22 Novembre, 2017

Quels usages disruptifs va apporter la 5G ?

Augmentation sensible du débit, réduction du temps de latence, densification du réseau… Le prochain standard de téléphonie mobile fera émerger des services innovants dans les domaines de la réalité virtuelle, de l’Internet des Objets ou de l’usine du futur.

 

À chaque évolution de la téléphonie mobile, le discours est rôdé. Le passage à la 3G puis à la 4G devait, selon les experts, nous conduire à de nouveaux paradigmes en matière de communication. Avec une certaine déception à l’arrivée. Les promesses que porte la 5G semblent cette fois à la hauteur des espoirs placés en elle.

 

Attendu en 2020 pour les premières offres commerciales, le nouveau standard affole, de fait, tous les compteurs. Lors d’expérimentations menées début 2017, Orange et Ericsson ont atteint des débits supérieurs à 10 Gbit/s. De quoi télécharger un film en quelques secondes, ou de visionner des vidéos en très haute définition, en 4K voire en 8K.

 

L’autre avancée de la 5G, c’est la baisse drastique du temps de latence, qui passera en deçà de la barrière symbolique de la milliseconde, contre de 25 ms à 40 ms actuellement. De quoi concrétiser les espoirs suscités par la réalité virtuelle et la réalité augmentée.

 

« Aujourd’hui, les systèmes ne sont pas assez qualitatifs, estime Jérôme Lavigne, directeur technique digital à la Software Factory de Niji. Avec un taux de rafraîchissement plus élevé, l’immersion sera plus probante et le sentiment de nausée s’atténuera. » De quoi satisfaire Mark Zuckerberg qui, à la dernière conférence développeurs de Facebook, s’est donné cinq ans pour plonger les membres de son réseau social dans un monde virtuel à la Second Life. Avec la 5G, le Cloud gaming (jeux vidéo en streaming) devrait, selon Jérôme Lavigne, arriver à maturité et, dans un autre registre, la télémédecine gagner encore en précision.

 

La voiture autonome bénéficiera aussi des apports de la 5G, et notamment de l’ultra géolocalisation, afin d’interagir avec son environnement, qu’il s’agisse des autres véhicules, des piétons, de la signalisation routière ou des informations envoyées par le QG de la Smart City.

 

Un réseau taillé pour l’IoT

En densifiant le réseau, la 5G augmentera la couverture mettant fin – en bonne partie – aux zones blanches. La nouvelle norme sera à même de connecter un grand nombre d’objets communicants sur une même borne. Ce qui comblera les lacunes actuelles de la 4G en matière d’IoT, laissant des réseaux dédiés bas débit comme Sigfox et LoRa prospérer.

 

La bonne couverture « indoor » de la 5G permettra de collecter et d’analyser en temps réel les données émanant des compteurs intelligents de gaz, d’eau, d’électricité et de tout appareil communicant de la maison ou de l’immeuble connecté. « Un ascenseur hors service détectera lui-même la panne et remontera l’information », illustre Jérôme Lavigne.

 

Les industriels en tireront également profit. L’usine du futur sera bardée de capteurs mesurant la température, l’humidité et la pression. Sortis de leurs cages, les robots, plus autonomes, se déplaceront d’une ligne de production à une autre. La 5G favorisera aussi le pilotage à distance d’engins sur des sites sensibles où la présence humaine n’est pas requise.

 

Un autre bénéfice de la 5G, c’est sa capacité à allouer une bande passante à des utilisateurs prioritaires. Par prioritaires, on peut penser aux services d’urgence qui se rendent sur le site d’une catastrophe dont le réseau est saturé par le grand nombre d’appels passés par les victimes.

 

Enfin, la 5G augmentera la protection des données sensibles en offrant nativement une sécurité de bout en bout. En cas d’acte malveillant, elle permettra de scénariser la façon dont le réseau doit réagir. Comme, par exemple, couper la bande passante d’un appareil au comportement anormal.

 

Une parade aux pirates qui utilisent non plus des botnets de PC, mais d’objets connectés zombies, comme des caméras IP, pour mener des attaques en déni de service. L’hébergeur français OVH et le fournisseur de DNS américain Dyn en ont récemment fait les frais.

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