Apprendre à conduire avec la réalité virtuelle

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Apprendre à conduire avec la réalité virtuelle
15 Juillet, 2017
photo : blog Le Permis Libre

 

Romain Durand, cofondateur de la plate-forme Permis Libre, en 2015 :  «Proposer des offres sur mesures»

Pourquoi avoir monté cette plateforme ?

Le constat était simple. Les conditions de passage de l'examen sont souvent critiquées : manque de disponibilités des formateurs, prix trop élevés… Nous nous sommes adaptés à la numérisation de la société et nous avons décidé de proposer des offres sur mesures aux candidats. On a donc créé cette plateforme qui met en contact les candidats et des professionnels. Ils révisent depuis chez eux mais sont soutenus à la moindre question. En choisissant leurs formateurs, leurs lieux de rendez-vous, la date et l'heure du passage de l'examen, les candidats sont acteurs. Et surtout, le prix est divisé par deux.

 

Comment expliquez-vous l'attractivité de ces prix ?

Notre système informatique peut s'occuper de centaines de milliers de candidats tandis qu'une auto-école lambda peut en accueillir une centaine par an maximum. Elles doivent en plus payer les charges, le diesel, l'entretien des voitures. Avec le numérique on touche des villes entières et de nombreux candidats. On fait des économies sur les frais de gérance administrative. On choisit aussi des villes dans lesquelles la proportion d'étudiants est importante, où les candidats sont très connectés.

 

Votre système risque de couler les auto-écoles traditionnelles ?

On ne fait que s'adapter. Il y a une transition numérique que les auto-écoles ne veulent pas suivre. Deux systèmes finiront par se mettre en place : les auto-écoles qui miseront sur le numérique et les auto-écoles qui proposeront des services plus développés (réalité augmentée, coach antistress) pour les clients qui souhaitent avoir un contact physique. Les gens paieront plus cher pour avoir une valeur ajoutée. À Toulouse, déjà 4 auto-écoles veulent travailler avec nous. Si elles ne font rien, elles vont couler. Le plus important c'est que ce système corresponde aux candidats. La génération actuelle veut du «tout, tout de suite», il faut personnaliser les services et c'est ce que l'on fait. Aujourd'hui, la préfecture travaille avec nous, preuve que ça marche.

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