Trois innovations repérées au festival Futur.e.s

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Trois innovations repérées au festival Futur.e.s
24 Juin, 2018
Photo : DR Futur.e.s festival

 

La Grande halle de la Villette a accueilli le festival Futur.e.s in Paris dédié au numérique, jusqu’au 23 juin. 80 entreprises innovantes y ont présenté leurs inventions.

En voici trois des plus marquantes.

 

EXSENS : créer son avatar digital

Dans l'Eggo Booth, l'utilisateur se clone au digital. © Exsens 3D

 

Fondée en 2015, la start-up parisienne Exsens a créé l’Eggo Booth, une cabine de modélisation 3D qui génère le clone digital de son utilisateur. L’avatar tridimensionnel est précis au millimètre et animable en réalité augmentée.

En une seconde, 396 caméras tapissant l’intérieur du dispositif capturent l’image de l’utilisateur et son avatar est récupéré quelques minutes plus tard. L’opération est gratuite et ce sont les usages et applications ultérieures qui sont monétisés.

Les avatars sont stockés dans une base de donnée et deviennent accessibles par smartphone, au travers de l’appli Exsens. Les avatars sont anonymisés dans les 24 à 48 heures de leur conception, protégeant les données confidentielles du propriétaire.

 

L’entreprise constituée d’une équipe de 10 personnes a déjà signé des contrats avec le club Paris Saint-Germain pour produire les avatars des footballeurs, mais aussi avec TF1 et Chanel. Exsens mise surtout sur le secteur de la mode, puisqu’un avatar permettra aux clients d’essayer leurs vêtements virtuellement.

 

D’ici 2019, l’entreprise compte déployer un réseau de cabines Eggo Booth dans les aéroports, les salles de gym, les centres commerciaux, les salles de jeux… Ainsi que le sport et l’animation : des discussions avec le CMG Sports Club et Universal Studios sont actuellement en cours. En proposant de transformer l’avatar 3D en coach sportif, Exsens avait remporté le prix du concours d’innovation organisé par l’Olympique Marseillais avec, à la clé, 50 000 euros.

 

Flint : adopter un robot intelligent

Flint, l'intelligence artificielle qui organise les news. (Capture d'écran) © flint.media

 

Flint est une intelligence artificielle (IA) qui fait le tri des informations trouvées sur le Web selon les centres d'intérêts de son utilisateur, et lui envoie une newsletter de ses trouvailles. Basé à Paris, l’outil est gratuit et hébergé sur le site flint.media, où il est incarné par des robots (des IA) chacun spécialisé dans un domaine particulier.

 

Le robot Gordon par exemple, à lunettes et noeud papillon, se présente comme un  “passionné par le monde de la finance et de la technologie”, un “geek transformé en banquier” et un ancien apprenti de Pierre-Philippe Cormeraie.

C’est une intelligence artificielle personnalisée, explique le fondateur de Flint, Benoit Raphael. On entraîne soi-même son robot pour chercher des articles de qualités et s’adapte petit à petit à ce qu’on en fait”.

Expert en innovation digitale et média, Benoit Raphael a lancé Flint en 2017, après avoir été à l’origine de nombreux médias sur le Web tels que Le Post.fr, Le Plus de l’Obs, et Le Lab d’Europe 1.

 

Une autre plateforme proposée, payante, est L’école des robots, destinée à éduquer et spécialiser l’IA : le programme consiste en une formation en ligne, d’un an, qui compte parmi ses clients plusieurs entreprises comme Baker NcKenzie (dont le robot baptisé Lancelaw porte une toge), Plead, Accenture, BPCE, et Crédit Agricole. L’école a été ouverte au public au début du mois de juin.  

 

Studio Iceberg : le simulateur de parapente

Avec Apex VR Paraglider, l'utilisateur fait du parapente comme s'il y était. © Studio Iceberg

 

Des commandes de parapente et un casque de réalité virtuelle (VR) suffisent à l’Apex VR Paraglider, développé par le français Studio Iceberg, pour plonger l’utilisateur dans un vol immersif.

La VR reproduit le paysage avec les risques et les opportunités qu’un vent turbulent apporte à l’amateur qui, en contrôlant le  matériel de parapente par le mouvement, évolue en altitude et en vitesse.

 

Partenaire de la Fédération française de vol libre et de la Fédération française des métiers de l’incendie, et sans réel concurrent en France (des modèles similaires sont produits en Allemagne et au Japon), Studio Iceberg, localisé à Paris (Bastille), voudrait vendre son invention aux écoles de parapente. Mais elle peut tout aussi bien séduire le secteur de l’événementiel et les jeux d’arcade. 

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