Visitez le Belem en réalité augmentée à Saint-Malo

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Visitez le Belem en réalité augmentée à Saint-Malo
24 Septembre, 2017

Le Belem, trois-mâts français construit en 1896 voguant encore aujourd'hui, fait escale à Saint-Malo ce week-end. Cette année, plusieurs nouveautés permettent de découvrir le navire sous un autre angle.

 

Quelques personnes font la queue sur le quai Saint Louis pour acheter leurs tickets. Pour une journée ensoleillée, il n'y a pas tant de monde que cela explique Pierre Schiffolleau, lieutenant à bord. "Sur certaines visites, il peut y avoir jusqu'à 130 personnes" d'après lui. Pour gérer cet afflux de curieux, souvent des passionnés de navigation, neuf bénévoles sont donc présents en plus des 16 membres d'équipage. "On place des matelots à des endroits stratégiques pour contrôler, les escaliers s'apparentent plus à des échelles donc il faut prendre des précautions !" indique le commandant du navire, Gweltaz Thirion. L'équipage a aussi installé une pancarte "attention à la marche et à vos têtes" à l'entrée du grand roof, pièce qui sert de lieu de rassemblement, ce qui n'empêche pas ceux qui font plus d'un mètre soixante-dix de se cogner.

Des tablettes numériques pour enrichir la visite

Cette année, le Belem innove en proposant aux visiteurs de s'emparer d'une tablette numérique avant de monter à bord. Pour compléter les panneaux répartis dans chaque pièce, chacun peut ainsi avoir accès à des informations supplémentaires au fil de son parcours, y compris les enfants pour qui une version spéciale a été créée. "La nouveauté avec les tablettes, c'est que les visiteurs peut voir en 3D les pièces qui ne se visitent pas, comme le bureau du commandant ou le carré d'équipage, car elles sont trop petites pour recevoir du public. On balade la tablette autour de nous, et c'est comme si on se trouvait au milieu de la pièce" indique Pierre Schiffolleau.

 

Remonter le temps sur le Belem

Les tablettes numériques permettent également de voir à quoi ressemblait le Belem à l'époque marchande, britannique ou encore italienne explique Gweltaz Thirion : "Il y a beaucoup d'éléments qui ont changé sur tout le navire. Les roofs par exemple n'existaient pas à la construction du navire puisqu'il y avait juste les cales à l'époque, on peut donc comparer l'image à ce qu'on voit autour"

 

C'est justement ce que font Luc et Camille, tentés par un séjour à bord : "à l'époque italienne, ils n'avaient que des hamacs pour dormir, avec un espace de rangement à côté" constate cette dernière. Désormais les matelots et stagiaires dorment à quatre par cabine, dans des bannettes superposées. "Elles paraissent plus grandes sur les photos, en réalité c'est un peu exigu !" plaisante Luc, qui veut pourtant passer quelques jours à bord : "ça fait rêver, pas pour le confort mais pour l'expérience ! Quand on navigue quelques jours avec l'équipage, on nous met au boulot, c'est quelque chose à vivre !" ajoute-t-il.

 

C'est dans ce but que le capitaine Gweltas Thirion a fait en sorte de laisser les visiteurs accéder aux lieux de vie cette année, notamment la "batterie" dans laquelle ils dormiront et mangeront s'ils décident d'embarquer avec l'équipage : "depuis cette année, les gens peuvent descendre et voir les bannettes. Soit ça motive les gens à s'inscrire pour faire un stage de navigation... Soit ça les dissuade complètement !"

 

Avant d'embarquer pour prendre le large, les malouins et visiteurs venus d'ailleurs peuvent déjà visiter le navire amarré quai Saint Vincent ce dimanche, entre 10 heures et 17h30. Comptez 6 euros sans la tablette numérique, 10 euros avec. Les enfants bénéficient de tarifs réduits, jusqu'à la gratuité pour les moins de six ans.

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