Troublant : j’ai assisté à un concert de Coldplay en VR

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Troublant : j’ai assisté à un concert de Coldplay en VR

«OK. Là, je suis trop près», me suis-je dit, coiffé d'un casque de réalité virtuelle, en voyant presque la sueur sur le dos du chanteur de Coldplay, Chris Martins, en concert "live" à Chicago.

 

Même si j'étais à 1370 kilomètres de là, à Montréal, j’avais tout de même l’impression d’être presque accoté sur le piano de Martin, tout près de son «set list» et de sa tasse thermique (qui, j’imagine, contenait du kombucha ou une boisson «trendy» du genre).

 
Mais qu’est-ce que je fais là?
 
Ce jeudi, Samsung m’invitait à tester son casque de réalité virtuelle en assistant à ce fameux concert retransmis en direct du Soldier Field.

 

Sur les lieux, ça avait l'air de ça. De mon côté, c’était une drôle d'expérience pour renouer - même virtuellement - avec Coldplay pour une troisième fois. 

 
Ce n’est pas mon premier rodéo!
 
Au premier spectacle, donné au Métropolis en 2001, j’y ai découvert un groupe qui s’est pas mal hissé dans mon «top 5 à vie» depuis. Je parle, bien sûr, de Grandaddy, le groupe qui était en première partie. Du côté de Coldplay, c’était sympathique, sans plus.

 

Au second, je m’emmerdais solide au Centre Bell en 2003. Chris Martins et ses frères d’armes avaient l’air de punaises du haut des gradins. J’y étais avec ma première fiancée. La rupture n’avait rien à voir avec Coldplay... du moins, il me semble.

 
Puis vint ce compromis parfait: assister à un concert de Coldplay... sans être dans la même pièce que les fans du groupe ou du gars en chest suintant qui doit obligatoirement me bousculer et m’imbiber pour rejoindre la première rangée, car «Woohoo! C’est ma toune!»

 
Pas de gars en chest suintant, mais...
 
En fait, le spectacle était double. D’un côté, il y avait le tintamarre des autres invités. Des «influenceurs», j’imagine, allant du coiffeur hipster à une dame qui tenait la plus petite planche à roulettes de l’histoire sous son bras en passant par le monsieur qui était là avec son tapis de yoga sur l’épaule (qui vient à un concert avec un tapis de yoga!?).

Un spectateur qui suit le concert avec un casque de VR.

 

De l’autre, le son et les images du concert en soi. J’imagine que dans un contexte familial ou entre amis, l’expérience doit être plus paisible. Mais, dans un tel contexte, la concentration était de mise et l’expérience s’est avérée un brin troublante, surtout lors des pépins techniques.

 
Les limites de la technologie
 
Évidemment, la technologie VR ne réinventera pas l’expérience du show rock de si tôt, surtout lorsque le casque (qui est, en fait, lié à un téléphone intelligent Samsung) dépend d’une connexion Wi-Fi défaillante, comme c’était malheureusement le cas ce soir.

Les hôtes de Samsung configurant des casques avant le début du concert.

 

Après quelques arrêts sur image m’éjectant de l’expérience, je me suis résigné à suivre le concert en direct des téléviseurs mis à la disposition des spectateurs. Dommage!

 
Le verdict
 
Le Samsung VR Gear demeure un gadget de réalité virtuelle convaincant (il y avait également des jeux et démonstrations avant le concert) et vient ajouter une corde de plus à l’expérience du concert.

 
La panoplie de prises de vue à explorer lors du concert — allant du public jusque sur scène, beaucoup trop près de Chris Martins — annonce un avenir prometteur à cette manne qui tient davantage du complément que de l’alternative à l’expérience qu’est un show live.

 

Mine de rien, la croyance voulant que le téléphone intelligent nous «éloigne» du moment présent vient soudainement nous en rapprocher. Ça laisse songeur, quand même.

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