Ready Player One : culture pop et VR au grand écran

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Ready Player One : culture pop et VR au grand écran
24 Juillet, 2017

Le Géant de fer, Freddy, Akira, la DeLorean... La première bande-annonce du blockbuster sur la réalité virtuelle est un pur condensé de culture pop.

 

« Tout est possible dans ce monde », déclare Steven Spielberg, lors de la présentation de son dernier film au Comic Con, la messe annuelle de la pop culture qui se tenait ce week-end de San Diego. Et pour cause, Ready Player One a tout du fantasme ultime de geek biberonné aux blockbusters des années 1980. Dans sa première bande-annonce dévoilée lors de l'événement, le dernier long-métrage du maître du divertissement endosse complètement son statut de pure fiction adressée aux « nerds », enchaînant les références à tire-larigot.

 

Apparaissent ainsi successivement le Géant de fer, le terrifiant Freddy Krueger des Griffes de la nuit, la moto d'Akira ou encore la célèbre DeLorean, le véhicule qui transporte Marty et Doc dans Retour vers le futur. Mais comment justifier le mélange de tous ces univers sans se perdre dans un gloubi-boulga narratif et visuel ? Tout simplement en invoquant le principe de réalité virtuelle.

 

Ready Player One est adapté du livre éponyme d'Ernest Cline publié en 2011, qui dépeint une société dystopique où le seul moyen d'échapper à un quotidien morose est de s'évader dans l'OASIS, un monde virtuel totalement utopique. Créé par le milliardaire James Halliday (interprété dans le film par Mark Rylance) avant sa mort, ce programme a quelques particularités. Les participants qui parviennent à résoudre les nombreuses énigmes du jeu, toutes inspirées des années 1980, pourront hériter de la fortune colossale du monsieur. Wade Watts, alias Parzival, spécialiste de cette décennie créativement prolifique, se lance dans l'aventure. Le personnage, incarné par Tye Sheridan (MudX-Men Apocalypse), devra toutefois affronter les multinationales et geeks du monde entier qui sont, eux aussi, prêts à tout pour rafler le jackpot.

 

Présent lors du panel centré sur le film au Comic Con, Ernest Cline a brièvement raconté sa collaboration avec Steven Spielberg. « J'ai grandi en regardant et en étudiant par la suite les films de ce monsieur. Ils font partie de mon ADN et j'ai réussi à raconter des histoires grâce à lui. Travailler sur ce film a été l'une des expériences les plus gratifiantes de ma vie », s'est-il épanché. De son côté, le cinéaste a évoqué les raisons qui l'ont poussé à s'intéresser au projet. « Le livre était à la fois un flash-forward et un flash-back. Flash-back d'une décennie où j'ai été beaucoup impliqué, et flash-forward d'un futur qui nous attend, qu'on le veuille ou non. C'est un concept qui m'intéressait », a-t-il témoigné.

 

Spielberg a toutefois avoué qu'il pensait au départ qu'un « réalisateur plus jeune » aurait mieux fait l'affaire pour piloter le projet, en dépit des nombreuses références aux œuvres du metteur en scène présentes dans le matériau de base. Mais le maestro de l'entertainement est clair : il ne fera aucune allusion à ses propres films, exception faite de Retour vers le futur pour lequel il officiait en tant que producteur. Pour Ernest Cline, il ne s'agit pas tant d'inclure des références aléatoirement, mais « de présenter le concept de réalité virtuelle à beaucoup de monde » et accélerer de facto « la vitesse d'adoption par la population de cette technologie encore jeune ». Immersion prévue pour le 28 mars 2018.

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