Musée de Douarnenez : à bord de l’Anna Rosa, en VR

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Musée de Douarnenez : à bord de l’Anna Rosa, en VR
24 Octobre, 2017

À Douarnenez, le musée des bateaux est à la pointe dès qu'il s'agit des nouvelles technologies. Un atout que son conservateur Kelig-Yann Cotto cultive avec le jeune et doué auto-entrepreneur Pierre Raffin.

Quand on lui parle du « Port-musée de Douarnenez », le visiteur habitué pense d'abord aux collections de la place de l'Enfer ou aux bassins à flots du Port-Rhu.

 

Mais, dans les murs douarnenistes, cela fait un petit moment que son conservateur Kelig-Yann Cotto et le jeune autoentrepreneur Pierre Raffin s'amusent à imaginer la muséographie de demain. Un drôle de casque de réalité virtuelle sur la tête... et un grand sourire aux coins des lèvres.

 

« Jusqu'à présent, les nouvelles technologies nous servaient à mieux comprendre nos navires, à des fins d'ingénierie pure et pour une meilleure conservation », explique Kelig Yann Cotto, formé « autrefois » aux techniques précurseures du scan 3D, quand il était jeune chercheur de CNRS au sein de l'université niçoise de Sophia Antipolis.

 

Le scan 3D ? Un laser détermine des nuages de millions de points virtuels, qui permettent de dessiner une image en relief de l'objet étudié. Cette façon de conserver le maximum d'information sur les bateaux, pour lesquels, bien souvent, il n'existe pas ou plus de plan, a fait ses preuves. C'est aussi un moyen d'observer leur évolution au fil du temps et d'identifier les travaux nécessaires de conservation et de restauration.

« Nous n'avions pas expérimenté à destination du public, c'est chose faite », se félicite l'homme de science. Car, avec l'autoentrepreneur Pierre Raffin, 30 ans, d'origine nantaise et quasi-autodidacte, ils se sont lancés il y a peu, en travaillant sur plusieurs objets, dont la galéasse norvégienne Anna Rosa.

Vertige en haut du mât

Le résultat, bluffant, a rencontré un succès immédiat sur la plateforme spécialisée internationale Steamavec 2 500 téléchargements depuis juillet et le monde entier, et un temps moyen de connexion de 52 minutes.

 

Voici donc le moment de vous munir du casque de réalité virtuelle et d'une poignée dite « Contrôleur » dans chaque main et cela, que vous soyez un visiteur bien réel du musée ou un internaute habitant à des milliers de kilomètres de Douarnenez. Embarquez dans un monde virtuel, bercé par le son des vagues, à bord de l'Anna Rosa.

 

Vous voici survolant une maquette du bateau restauré, dont vous démontez les éléments à votre guise. Ou bien, deux poignées à la main, vous avez décidé de descendre les marches pour visiter la cale du bateau, ou de vous téléporter en haut du mât de la galéasse, pris... de vertige ! Saisissant.

 

« On peut imaginer, encore, aller plus loin, dans le domaine de la réalité augmentée », se prend à rêver Kelig-Yann Cotto. Grâce aux talents en photogrammétrie et de programmateur de Pierre Raffin, on peut imaginer se promener (en vrai, cette fois !) à tel ou tel endroit d'un bateau, où une borne déclencherait des contenus explicatifs, la vidéo détaillant l'histoire d'un blason, ou les explications d'un restaurateur sur une pièce du navire. Une sorte d'audioguide 3.0 !

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