A Lyon, voyagez dans l’espace sans quitter la Terre

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A Lyon, voyagez dans l’espace sans quitter la Terre
02 Avril, 2018
Pendant une quarantaine de minutes, on vit une mission à bord et autour de la Station spatiale. Le monde extérieur s’efface. Je suis mon avatar. Mon avatar, c’est moi. Photo © IWay

 

Depuis fin janvier, IWay a ajouté une nouvelle offre à son tableau d’expériences immersives. Cette fois, il se joue de la réalité virtuelle pour nous envoyer en mission, en équipe, à 408 km au-dessus de la Terre. Et ça ne donne même pas mal au cœur.

 

Et de 3 !

Elle a beau révolutionner l’univers des jeux vidéo, la réalité virtuelle n’en est qu’à ses prémices. Et si, petit à petit, le casque VR arrive dans les foyers, on peut plus facilement s’y frotter pour la première fois dans des structures grand public. Ça tombe bien, dans le Rhône, l’offre se développe.

 

Après Eydolon, fin 2016, puis Destination VR, au printemps 2017, c’est au tour d’IWay de se lancer dans l’aventure. Depuis fin janvier, le spécialiste des simulateurs qui décoiffent vient en effet d’accrocher à son tableau I-Reality, Mission ISS : un voyage dans l’espace, une mission, et beaucoup de fun.

 

100 % collaboratif

Car, ce qui rend cette aventure très sympa, c’est qu’on peut la vivre ensemble, jusqu’à six. Seul, c’est possible bien sûr, mais c’est beaucoup moins drôle. Le jour où je teste I-Reality, nous sommes trois. À l’entrée de l’espace, Iban, en tenue de cosmonaute, nous briefe sur la marche à suivre.

 

Puis, il nous mène dans nos boxes respectifs. Ici, il y en a 12, de 9 m² chacun. Tant pis si nous ne sommes pas à côté l’un de l’autre. La réalité virtuelle et la connexion radio vont très vite réduire la distance. On enfile nos casques VR, se saisit de nos manettes. Le silence se fait ; l’obscurité s’abat. Puis la musique, puis des sons, puis la lumière.

 

Oh les mains !

Changement de décor. Je suis dans une salle futuriste d’un blanc éclatant, sur une petite plateforme. Je regarde mes mains, je ne les reconnais plus. Engoncées dans des gants de cosmonaute XXL, j’ai l’impression qu’elles ont quadruplé de volume. À quelques mètres de moi, sur deux autres promontoires, j’aperçois les avatars de mes partenaires qui ne sont pas mieux lotis. En quelques secondes, nous voilà projetés dans le ventre de la Station spatiale internationale.

 

Une première mise en jambe pour apprendre, collectivement, à user de ses manettes, en remettant dans l’axe un module du vaisseau. L’apesanteur n’a pas de prise sur nous mais, curieusement, nos mouvements ralentissent. Puis, nous entrons dans l’espace. De loin le truc le plus chouette !

 

I believe I can fly

Nous sommes à 408 km au-dessus de la Terre. Au loin, le soleil se couche sur le globe bleu, c’est féerique. Soudain, des explosions. Des projectiles viennent d’endommager sérieusement la station. À nous de la sauver du naufrage. Un peu comme dans un escape game, nous allons devoir résoudre des problèmes techniques et mécaniques : réparer l’alimentation électrique, réajuster des panneaux solaires, parfois chacun de notre côté, parfois ensemble. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise. Constamment, Houston nous alerte, nous aide. Et cette fichue jauge d’oxygène qui baisse dangereusement.

 

On se prend au jeu, on rit. On peste, on frémit. Et on réussit ! Avant de rejoindre la station, je m’offre un vol de victoire dans l’espace. J’embrasse du regard le vrai-faux univers qui m’entoure en chantant I believe I can fly. Le vol peut durer de 30 à 42 minutes. Ça passe à une vitesse folle. Quel dommage ! J’aurais aimé rester plus longtemps. Et vous savez quoi ? Pas une seule fois je n’ai eu mal au cœur.

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