Lyon : la VR s'invite à la Biennale de la Danse

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Lyon : la VR s'invite à la Biennale de la Danse
09 Septembre, 2018
Des mobil-home, de la neige, une ambiance de cinéma et un ciel venu d’ailleurs : c’est 31 rue Vandenbranden, une pièce de Peeping Tom qui a remporté l’Olivier Award 2015 du meilleur spectacle de danse, adaptée pour le Ballet de l’Opéra de Lyon. Photo Michel CAVALCA

 

Spectacles, animations, défilé, performances et des images magnifiques. Du 11 au 30 septembre, la région ne va plus savoir où poser son œil, ni sur quel pied danser. Champagne : Mourad Merzouki, Maguy Marin et le ballet de l’Opéra de Lyon sont les premiers à entrer en scène.

 

L’Europe se délite ? Le Brexit irrite ? Bâtissons l’Europe des artistes par la force de l’art et l’Union des talents ! C’est avec cette utopie bienveillante, que Dominique Hervieu, directrice de la Biennale, a tissé le fil rouge de la 18e  édition.

 

Un festival européen donc, même si deux invités Japonais viennent jouer les divines exceptions : le sublime Saburo Teshigawara, qui dansera la Symphonie fantastique jouée par l’Orchestre national de Lyon, et les foldingues Tokyo Gegegay, mégastars en tenue de lycéennes, dont le hip-hop frénétique soulève de véritables tsunamis médiatiques.

 

Européenne, mais aussi très largement ancrée dans notre territoire géographique et culturel. De nombreux créateurs régionaux, qui ont largement explosé les frontières, donnent du punch à son générique : Yuval Pick (centre chorégraphique national de Rillieux), Kader Attou (installé au CCN de La Rochelle), Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane (codirecteur du CCn de Grenoble) caracolent en tête de ceux qui font le buzz.

 

Mais le tapis rouge, lui, est réservé au trio qui va ouvrir le bal. Dès mardi, c’est le Ballet de l’Opéra de Lyon qui entre en scène avec une pièce que le duo belge Peeping Tom, dont on admire depuis des lustres l’univers si troublant et cinématographique, a spécialement reformulée pour les danseurs lyonnais. À l’origine, 32 rue Vandendranden avait transposé le film La ballade de Narayama dans un décor de mobil-homes, de neige et de personnes en souffrance. Pour Lyon, l’adresse a été rebaptisée 31 rue Vandenbranden. Un de moins, mais ce sera l’occasion pour cette danse-théâtre, faite d’étreintes et de coups, de se mettre sur son 31.

 

Le même soir, Maguy Marin sera au petit TNP pour la création de Ligne de crête. Comme d’habitude, on ne sait rien de la pièce, sinon qu’elle sera un nouvel appel à la résistance.

 

Mourad Merzouki, éternel explorateur, complète la règle lyonnaise de trois : il était cet été aux Nuits de Fourvière, on le reverra au Défilé du16 septembre et au festival Karavel (du 11 au 26 octobre), il revient à la Maison de la danse avec un pari aussi casse-gueule que vertigineux : inventer une danse sur des parois verticales, à 90°. Le hip-hop comme un numéro d’escalade rythmé par le cliquetis des harnais et le piège du vide ? Pourvu que Vertikal nous hisse vers de nouveaux horizons.

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