L'expérience Sébastien Loeb est une révolution en 5D

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L'expérience Sébastien Loeb est une révolution en 5D
25 Novembre, 2017
© Francis Demange pour VSD- Grâce à un casque de réalité virtuelle de dernière génération qui diffuse 60 images par seconde, l’immersion est totale. Le siège, articulé sur six axes, offre des sensations extrêmes.

 

À l’heure où la rumeur d’un retour en Championnat du monde des rallyes fait son chemin, le pilote chevronné revient, sous les projecteurs du Futuroscope, comme héros d’une attraction révolutionnaire en 5D. À couper le souffle.

 

Sous le capot de la Peugeot 208 WRX : 550 ch. Au volant : Sébastien Loeb, le regard fixé sur l’horizon. Le moteur vrombit. Les pneus hurlent. Et vous voici collé au siège, à la droite d’une légende vivante du sport automobile. C’est en tout cas la promesse faite par les promoteurs du Sébastien Loeb Racing Xperience, qui pourrait bien, dès le mois d’avril prochain, s’imposer comme la nouvelle attraction phare du Futuroscope de Poitiers. Si vous avez toujours rêvé de prendre la place de Daniel Elena, le fidèle copilote de celui qui a remporté neuf championnats du monde entre 2004 et 2012, le moment est sans doute venu. Pas tout à fait en tant que copilote, car le scénario de l’attraction ne l’envisage pas, mais au moins en tant que passager. Ce qui n’est déjà pas si mal.

 

Le pitch ? Le champion teste une nouvelle voiture de rallycross sur circuit. Non loin de là, un camion contenant un gaz hallucinogène rare se renverse. La substance pourrait bien envahir toute la région avec des conséquences difficiles à évaluer. Mais le coureur n’hésite pas à interrompre son entraînement et à emprunter les chemins de traverse. Son objectif : faire un prélèvement et le porter au laboratoire dans les plus brefs délais pour élaborer un antidote. S’ensuit une virée décalée qui retrace symboliquement la carrière du pilote. Le visiteur campe le rôle d’un compagnon de fortune qui doit tenir la fiole renfermant un échantillon du mystérieux gaz jusqu’à bon port. Évidemment, quelques émanations de ce gaz pourraient bien troubler la vision et les perceptions de l’hôte.

 

Si le scénario ne s’embarrasse pas de vraisemblance, il offre un bon prétexte pour nous emmener dans une course folle contre la montre. Quelques minutes d’émotions intenses qui nous feront filer à travers la forêt, les vignes alsaciennes, jusqu’aux rues d’Haguenau, la ville natale du pilote.

 

C’est au mois de juin dernier que le tournage s’est déroulé, en Alsace et au cœur de la forêt vosgienne. Cinq jours d’effervescence et de bonne humeur pour la quarantaine de personnes impliquées. « Nous avons déployé les moyens d’un long-métrage, raconte Pierre Burgeot, directeur associé deFraymédia, l’agence qui produit le film. Cela pour un court-métrage d’à peine trois minutes d’une grande intensité. L’attraction en 5D – une première mondiale – associe un casque de réalité virtuelle dernier cri qui diffuse des images de très haute résolution en 6K (6 560 par 3 102 pixels, NDLR), un siège qui retranscrit avec précision les mouvements du véhicule, un son spatialisé et plusieurs éléments sensitifs permettant de rendre l’immersion totale. »​

 

Des sensations thermiques, le vent, la pluie et même les odeurs de la nature environnante devraient en effet être au rendez-vous. Il aura fallu six mois de préparation, cinq jours de tournage, et cinq mois de postproduction pour parvenir au résultat recherché. « Il faut savoir que pour sa préparation sportive, l’approche de Sébastien Loeb est déjà high-tech, raconte Dominique Hummel, président du directoire du Futuroscope. Outre les entraînements habituels, il a depuis longtemps adopté le training virtuel : il fait filmer le parcours de chaque course sous différents angles et grâce à une plateforme multiécran, il s’imprègne du moindre détail de la trajectoire. Nous nous devions d’être à la hauteur : là où un simulateur classique va au mieux vous faire sentir que vous passez sur un gros caillou, le siège de dernière génération développé par le laboratoire français Ellip6 est capable de donner l’impression de glisser sur du sable. »

 

Pour un résultat prometteur, si l’on en croit la version que nous avons pu tester en cours de développement. Les sièges, articulés sur six axes dynamiques, traduisent parfaitement les moindres accélérations, coups de frein et dérapages. Quant au casque de réalité virtuelle, il nous plonge dans une action époustouflante et donne une grande liberté de mouvements.

 

Les images ayant été tournées grâce à une caméra fish-eye à 360 degrés, le spectateur peut regarder dans toutes les directions : s’intéresser au pilote, jeter un œil dans l’habitacle ou admirer le paysage. « Je suis vraiment attentif au réalisme, explique Sébastien Loeb. J’avais déjà piloté avec des caméras embarquées, mais avec le capteur 3D temps réel, c’est carrément une autre dimension. Il ne s’agit pas simplement de conduire et de donner mon nom à un divertissement. J’ai participé activement au choix des parcours, au positionnement des obstacles et j’ai eu mon mot à dire sur la mise en scène. Sur le tournage, j’ai fait tout ce que je pouvais pour que l’action soit le plus spectaculaire possible. Dans la scène qui se déroule en forêt, on a fait modifier le chemin pour obtenir une belle bosse, qui occasionne un saut qui ait de la gueule. » Avec une prise de risque calculée. « C’est comme en rallye, détaille le champion. Le décor ne donne pas droit à l’erreur. Il faut rouler “à la limite” sans la dépasser. Le but n’est pas de finir dans un arbre. » Même si bien des surprises attendent les férus de vitesse.

© Francis Demange pour VSD- Tourné en caméra fish-eye, le film a été postproduit sous l’œil attentif du réalisateur Carl Bouteiller. Postsynchronisation immersive et montage dynamique sont au rendez-vous.
© Francis Demange pour VSD- Durant trois minutes d’action trépidante, le pilote emmène son passager au cœur de la forêt vosgienne, mais aussi à travers les vignobles alsaciens, jusqu’à Haguenau, sa ville natale.

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