Le monde virtuel de Westworld S2 fascine

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Le monde virtuel de Westworld S2 fascine
30 Avril, 2018

Après l'explosif premier épisode, Westworld continue sa route et part cette fois-ci dans toutes ses timelines... Même les plus anciennes. C'est aussi l'occasion de revoir certaines têtes connues et de voyager.

 

Analyse et verdict dans notre récapitulatif de l'épisode 2 ! Attention aux spoilers !

 

 

Dolores n'est pas dans un rêve

Dolores se réveille alors qu'elle n'est pas dans les coulisses du parc, mais plutôt dans « notre » monde. « Tout semble merveilleux de ton point de vue, mais au bout d'un moment, ça ne te dira plus rien, » lui lance Arnold - qui sera plus tard remplacé par Bernard, un androïde reprenant son physique. La séquence, qui se déroule dans le passé, avant le suicide d'Arnold Weber, alors que Ford est encore jeune, montre la première présentation des androïdes à des investisseurs. Une visite dans le monde réel - en tout cas, c'est ce qui semble être le monde réel - qui permet à Bernard de se confier sur son fils, bien avant que celui-ci ne sache sa véritable condition.

 

Mais Dolores n'est pas prête : « Me ramèneras-tu ? J'aimerais revoir tout ça. », lance-t-elle, répétitive, « bien sûr », lui lance un Arnold désolé.

 

Retour en pleine révolution

Juste après le générique, la série nous propulse dans l'une de ses timelines, celle se déroulant juste après les événements de la fin de la saison 1, alors que Dolores - aidée de Teddy et d'Angela - s'attaquent aux coulisses du parc, à leurs créateurs. Teddy, toujours aussi confus, ne voit pas « la beauté de ce monde, » et Dolores est là pour ne rien lui faire regretter :

 

« Vous pensiez que vous pourriez faire ce que vous vouliez ? Vous pensiez que vous ne seriez pas jugé pour vos actions ? Je connais votre monde, j'y suis allé. »

 

Dans sa quête de vengeance, Dolores cherche aussi à faire rallier à sa cause Teddy, pas encore véritablement qu'il sert de cobaye, et qu'il meurt en chaîne depuis probablement trop longtemps... Simplement pour « le fun ».

 

Ce petit groupe cherche en tout cas des réponses sur la façon dont Delos va se défendre. Pour y arriver, il va falloir des alliés, et la jeune femme a une petite idée en tête en réveillant les morts.

 

« Sais-tu au moins ce que tu gardais ? Tu ne le savais pas. Moi, oui. »

 

Angela rencontre William et Logan

Cet épisode signe le retour de deux têtes connues de la première saison, et pas des moindres : William (Jimmi Simpson), l'Homme en Noir jeune, et Logan (Peter Mullan), son beau-frère de l'époque, où l'on apprend qu'il est un Delos, à savoir le nom de l'entreprise gérant le parc. Tous les deux vont découvrir la création de Ford, en la personne d'Angela (Talulah Riley, devenue régulière cette saison), Dolores n'étant tout simplement pas prête.

 

« Nous souhaitons offrir quelque chose de plus... tangible. La démonstration a déjà démarré. »

 

A la recherche d'investisseurs, Ford invite donc James pour une petite sauterie privée où il est loin de s'imaginer ce qui l'attend. C'est aussi l'occasion pour Westworld de nous introduire au personnage de Major Craddock (Jonathan Tucker). Une présentation rapide qui n'en demeure pas moins intéressante puisqu'on sait de lui qu'il est un androïdes. Notons au passage le retour bref de Clementine (Angela Sarafyan).

 

Cette séquence est intéressante puisqu'elle permet aux téléspectateurs de ressentir ce que cela fait de découvrir pour la première fois la vaste entreprise menée par le Westworld.

 

Lawrence encore sous le joug de l'Homme en Noir

Désormais mortel, l'Homme en Noir n'en demeure pas moins redoutable, même lorsqu'il manque de se faire égorger par un des androïdes dont le système ne s'est pas rebellé (mais qui est toutefois bien dangereux). Il retrouve à cette occasion Lawrence (Clifton Collins Jr). Leur nouvelle rencontre se déroule toutefois bien après la révolution, alors que le William vieillard recherche La Porte, une nouvelle énigme laissée par Ford avant sa mort.

 

Au grand désarroi de Lawrence, William ne semble pas encore prêt à faire son deuil du parc. Révolution ou non, l'Homme en Noir poursuit sa quête. Il dresse en tout cas la face bien sombre du Westworld et semble connaître le véritable dessein du parc : « Je réduirai cette saloperie en cendre. »

 

Pour ce qui est de La Porte, tout juste sait-on à ce stade qu'il s'agit des « portes du paradis » nécessitant de « mourir » pour les découvrir. Les guillemets étant de circonstance, car qui sait ce qui se cache derrière ce terme. En attendant que tout cela ait un sens, direction Pariah. Une ville que l'on connaît bien, et qui réserve une triste réalité pour William : le chemin vers La Porte ne sera pas facile, et il devra le conquérir sans armée.

 

James Delos entre en scène

Et alors qu'on revient aux prémices du parc - où Dolores perd une boite de conserve ramassée par Teddy, on découvre James Delos (Peter Mulan), à la tête de l'entreprise régissant le parc. Un retour dans le passé qui permet de comprendre (a priori) l'intérêt des hôtes drones : réunir le plus d'invités possibles pour mieux comprendre leur besoin. Et si l'homme d'affaires ne semble pas convaincu au départ, il l'est beaucoup plus lorsque le William jeune lui apprend cet élément.

 

Plus tard dans l'épisode, on constate qu'il prend néanmoins sa retraite, visiblement malade. Il retrouve alors William, face à ses propres pêchés - en l'occurrence Dolores. Avec ces séquences, les scénaristes annoncent la couleur : la jeune femme n'a pas attendu d'être dans le parc pour se rendre compte de sa condition.

 

« Je pense qu'on peut trouver la réponse à une question que personne n'a encore osé poser. As-tu déjà vu une telle splendeur ? », lance William face à la construction d'une zone du parc encore inconnue.

 

Court duel au sommet entre Dolores et Maeve

Depuis le début de la révolution, on ne les avait pas vues ensemble : mais les scénaristes se font enfin rencontrer Dolores et Maeve. Les deux femmes mènent leur propre combat : « Puisque tu détends la liberté, j'imagine que tu n'as pas d'autres choix que de nous laisser passer librement, » lance la seconde à la première, perplexe.

 

A peine s'est-on remis de nos émotions que l'épisode rejoue la Cène de Leonard de Vinci. Le dernier repas du Christ, ici incarné par le Major Craddock (Jonathan Tucker). L'image est saisissante et lourde de sens, Craddock étant représenté comme le Christ dans un parc en perdition. Dolores est alors forcé aux pourparlers, cherchant une aide semblable à un pacte avec le diable.

Une alliance qui semble tourner au vinaigre alors que Dolores met sur la balance son arrivé sain et sauf vers Glory, une ville à l'Ouest. Tout à l'Ouest. Mais grâce à un petit tour de passe-passe (et de programmation, soyons clair), elle le fait revenir d'entre les morts :

« Tu as raison, nous avons servi Dieu trop longtemps, alors je l'a tué. »

 

Mais la Vallée lointaine n'est pas un lieu... mais une arme, et Dolores compte bien s'en servir.

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