Le cinéma VR en pleine phase d’évangélisation

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Le cinéma VR en pleine phase d’évangélisation
02 Octobre, 2017

Pour la première fois, le festival du film de Namur propose une immersion dans un cinéma à 360 degrés. Nous avons tenté une «VR expérience».

 

Dix chaises tournantes sont installées dans le fond de la galerie du Beffroi. Sur chacune d’elles, un masque et un casque audio sont posés. Deux personnes sont déjà en place. L’équipement vissé sur la tête, elles semblent dans un autre monde. Avec leur siège, elles pivotent, regarde en haut, en bas, à gauche et à droite. Robotiquement. C’est plutôt flippant.

 

À notre tour de vivre cette plongée dans un autre espace-temps. Un smartphone en guise de disque dur et d’écran est clipsé à notre masque. Le front commence à chauffer. «Vous devez enfiler le masque et le régler pour votre dioptrie», explique Jean-Louis Decoster, de la société Poolpio grâce à qui l’expérience est possible au Festival international du film francophone de Namur.

 

Une fois les réglages effectués, un casque audio est posé sur nos oreilles. Six mini-films d’une dizaine de minutes sont proposés face à nous, dans un écran virtuel. Pour en choisir un, une petite tape sur la droite du masque est sollicitée, en guise de souris. C’est parti pour une incroyable plongée.

 

Nous voilà dans un vaisseau. Autour de nous, l’univers est complet. Nous sommes entourés de toute part. Il y a tant de choses à voir! Devant, derrière, sur les côtés. Il faut tourner la tête, pivoter sur notre chaise pour ne rien manquer du spectacle. L’expérience est déroutante.

 

La surprise ne s’arrête pas là. Dans les cinq autres courts-métrages, nous entrons dans la peau d’un monstre sous le lit d’un petit garçon. Dans un autre, nous sommes infirmes sur un lit d’hôpital, sans possibilité de bouger. À droite, en tournant la tête, une dame nous parle. Elle est là, en trois dimensions, dans la pièce. Elle est présente et pourtant il n’est pas possible de la toucher… À gauche, une infirmière arrive. Quelle sensation, quel sentiment étrange d’être prisonnier d’un monde qui ne nous appartient pas, que nous ne contrôlons pas et duquel il est impossible de sortir si ce n’est en fermant les yeux.

 

Après une heure d’immersion intense, on ôte le masque, un peu perdu, déboussolé. La pièce semble bien vide tout à coup.

 

Une petite gerbe…

Le bémol de la technologie: la netteté des plans. D’un film à l’autre, la qualité est plus ou moins bonne, l’image parfois un peu floue. « D’ici la fin de l’année, des masques de meilleures qualités devraient sortir sur le marché, concède Jean-Louis Decoster. C’est le tout début de cette technologie, nous sommes en pleine phase d’évangélisation». Il confie que pendant notre séance, une dame a dû quitter la pièce… «Elle se sentait mal. Une fois, à Liège, lors d’une expérience, quelqu’un a dégueulé», confie le boss de chez Poolpio. D’après lui, la réalité virtuelle peut provoquer la cinétose, le «mal des transports». Mieux vaut être prévenu!

 

Envie de tenter l’expérience, il est possible d’assister aux dernières séances programmées ces lundi 2 et mardi 3 octobre à 11 h, 12 h 30, 15 h 30, 17 h, 18 h 30 et 20 h à la Galerie du Beffroi (8€). Réservation: www.fiff.be/seances-en-realite-virtuelle

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