L’animation francilienne, une filière en pleine forme

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L’animation francilienne, une filière en pleine forme
30 Décembre, 2017
Crédits Image: Kirikou

 

« Paprika » actuellement sur France 5 et « Drôles de petites bêtes » au cinéma… L’animation « made in Île-de-France » rayonne sur tous les écrans, en France comme à l’étranger. Un secteur qui emploie, innove, exporte, et que la Région soutient dans son développement.

 

Le point commun entre Gru et les Minions, Kirikou et Ernest et Célestine ? Ils ont été animés en Île-de-France (1), comme de plus en plus de personnages du grand et du petit écran, issus de productions françaises ou étrangères. La raison ? Le savoir-faire des studios d’animation franciliens et de tous les professionnels qui y travaillent, et des aides publiques adaptées.

 

Avec des studios comme Illumination Mac Guff, à qui on doit le célèbre Moi, moche et méchant,financé par l’américain Universal Pictures International, et qui emploie plus de 700 personnes, Mikros Image ou encore Cube Creative, l’Île-de-France concentre 80% des 6.000 emplois de l’animation française. Et ce chiffre est en pleine croissance, à l’image du secteur depuis dix ans (+18% encore en 2015, selon les derniers chiffres Audiens). Les perspectives sont même meilleures si l’on associe des secteurs connexes comme le jeu vidéo ou la réalité augmentée et virtuelle.

 

Excellence, crédits d’impôt et Fonds de soutien

Cette situation florissante, malgré la concurrence internationale, s’explique par l’excellence francilienne en matière d’animation, qui repose sur des écoles parmi les meilleures au monde (Méliès, Les Gobelins, École nationale supérieure des arts décoratifs…), par une demande en animation qui explose dans l’audiovisuel du monde entier (y compris pour les nouvelles plateformes du type Netflix), mais aussi par des soutiens publics pertinents : les crédits d’impôt (2) et le Fonds de soutien de la Région.

 

La Région, fan d’animation !

En matière d’animation, la Région a soutenu des productions cinéma comme Renaissance de Christian Volckman, Chasseurs de dragons d’Arthur Qwak et Guillaume Ivernel, Azur et Asmar de Michel Ocelot, Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, Ernest et Célestine de Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner... Côté télévision, elle a apporté son aide à des séries comme Dragons et princesses, Garfield & Co, Mandarine and Cow, Raymond, Minuscule, Didou, Skyland, Potlach, Flatmania, César et Capucine, Molusco, Take it Easy Mike, Oscar est en retard, Simon ou Paprika.

 

L'aide au cinéma-audiovisuel (y compris pour l’organisation de festivals et l’éducation à l’image des lycéens et apprentis) est si essentielle pour la Région, dans le cadre de son soutien à la culture, qu’elle y a consacré 20 M€ en 2017, soit +16% par rapport à 2016. L’animation en sort gagnante avec au total 15 œuvres soutenues ces deux dernières années (huit pour le cinéma et sept pour la télévision), contre cinq sur la période 2014-2015. Mieux : les projets peuvent bénéficier désormais d’un bonus pour technologies innovantes, la Région étant prête à faire de l’Île-de-France un territoire pionnier sur les technologies de pointe.

 

La filière animation a ainsi reçu 4,5 M€ du Fonds de soutien régional en 2017, soit 15% du budget de celui-ci. Au-delà, elle bénéficie de l’aide régionale à l’écriture de scénarios (trois auteurs en 2017) et de l’aide après réalisation pour des courts et des longs métrages (un projet aidé en 2017). Un soutien sur toute la ligne !

 

(1) Avec le soutien de la Région Île-de-France concernant Ernest et Célestine et Kirikou et les hommes et les femmes.
(2) La Commission du film d'Île-de-France donne toutes les informations utiles aux professionnels à ce sujet.

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