Draft Combine : Detroit utilise la réalité virtuelle

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Draft Combine : Detroit utilise la réalité virtuelle
19 Mai, 2018

On n’arrête pas le progrès ! Habitué aux innovations technologiques, le petit monde de la NBA voit maintenant la réalité virtuelle débarquer au Draft Combine. C’est au sein du staff de Detroit que l’idée est née et que cette nouveauté s’est invitée lors de la batterie de tests effectuée par plusieurs meneurs de jeu et arrières, équipés de lunettes 3D ou d’un casque VR.

 

Devonte Graham (Kansas), Tyus Battle (Syracuse), Shake Milton (SMU), Tonny Carr (Penn State), Rawle Alkins (Arizona), Brian Bowen (South Carolina) ont tous expérimenté la même particularité, ajoutant que seuls les Pistons leur ont soumis ce test.

 

« Ils n’ont pas vraiment posé de question-pièges. Ils ont mis en place un test de réalité virtuelle où j’étais avec écouteurs et lunettes et je faisais différentes actions. Pour voir si tu fais les bons choix, ta lecture du jeu et ce genre de trucs. C’était cool »a raconté Devonte Graham. « Ils ont assurément mis en place quelques tests de réalité virtuelle intéressants« , poursuit Tony Carr, « juste pour comprendre votre prise de décision, des choses de ce genre avec les lunettes 3D. J’avais déjà regardé mon petit frère jouer avec mais je ne les avais jamais utilisées moi-même ».

 

Mise en situation plus poussée

Venait ensuite l’étape supérieure avec un casque à réalité virtuelle, test qu’ont apprécié Devonte Graham et Tony Carr.

 

« J’ai certainement réussi ce test », a assuré Devonte Graham. « Je l’ai bien aimé. Vous appuyez sur un bouton et c’était comme si les gars sortaient de l’écran et roulaient ou si vous étiez en défense, que devriez-vous faire ? ». Pour Tony Carr, l’expérience était aussi positive : « Vous pouvez voir le terrain, mais vous n’avez pas vraiment l’impression d’être sur le court à moins d’être sur le parquet. Mais ça vous donne clairement une idée de la situation. Ils m’ont dit que je me débrouillais plutôt bien ».

 

Surpris par la méthode au début, au même titre que ses petits copains, Shake Milton a résumé l’intérêt de ce genre de dispositif, tester la capacité de réaction des candidats dans des situations bien précises. Une autre façon d’évaluer concrètement le QI Basket des prétendants à un spot en NBA.

 

« C’était différent. Je n’avais jamais fait ça auparavant. Vous deviez choisir la bonne réponse. Fondamentalement, c’était comme un mini-test. Je m’en suis bien sorti, j’ai répondu juste pour la plupart. Le but est essentiellement de tester votre QI basket et comment vous réagiriez dans certaines situations. »

 

Detroit, pionnier sans pression

Avant d’en savoir plus sur l’utilisation et la pertinence des données recueillies par les équipes du GM Jeff Bower, il faut s’attendre à voir ce genre de dispositif proliférer dans les années à venir, et pas uniquement au Draft Combine. Ce qui est sûr, c’est que l’accueil fait par les joueurs testés, amateurs de jeux vidéos pour la plupart, devrait plutôt s’avérer positif.

 

Précurseur en la matière, le staff des Pistons peut se permettre une telle innovation. En effet, la draft à venir n’aura rien de primordiale pour la franchise qui ne dispose que d’un ticket au second tour (42e choix), son choix du premier tour ayant été reversé aux Clippers lors du trade de Blake Griffin en février. À la draft, Detroit viserait un combo-guard alors qu’Ish Smith va entrer dans sa dernière année de contrat et que Reggie Jackson (45 matchs joués cette saison à cause des blessures) n’a plus que deux ans à honorer sur son contrat de cinq ans signé en 2015.

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