Biidaaban: First Light au Festival de Tribeca

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Biidaaban: First Light au Festival de Tribeca
23 Avril, 2018

La nouvelle production en réalité virtuelle Biidaaban: First Light présentée en primeur en compétition au Festival du film de Tribeca qui se tient du 18 au 29 avril 2018 à New-York

La place Nathan-Phillips de Toronto est inondée. Des arbres matures poussent dans les fissures des trottoirs, les gens se déplacent en canot et cultivent des légumes sur le toit des gratte-ciel. Dans un avenir radicalement différent, la vie urbaine est en plein essor.

 

Présenté en première mondiale dans le cadre du volet Storyscapes du Festival du film de Tribeca (du 20 au 28 avril), Biidaaban: First Light (Biidaaban : Première lueur) est une œuvre futuriste audacieuse, fruit de la collaboration entre l’artiste anichinabée primée Lisa Jackson, l’artiste 3D Mathew Borrett, l’agence de création numérique Jam3 et l’Office national du film du Canada, chef de file en récits interactifs et immersifs.

 

Biidaaban: First Light propose à l’utilisateur de réfléchir à sa place dans l’histoire et à son rôle dans un futur possible. À mesure qu’il se déplace dans ce Toronto très réaliste de demain, sur lequel la nature a repris ses droits, il entend les langues d’origine de ce lieu qui s’appelait autrefois Tkaronto. Par le regard, l’utilisateur interagit avec des textes des Wendats (Hurons), des Kanien’kehá:ka (Mohawks) et des Anichinabés (Ojibwés) pour se familiariser avec les systèmes de pensée des premiers peuples qui habitaient ce territoire.

 

Biidaaban: First Light met en lumière les langues autochtones comme cadre d’interprétation de notre place dans une version réconciliée du plus vaste centre urbain du Canada. L’un des principaux thèmes de l’œuvre porte sur l’importance de la langue dans la compréhension des points de vue autochtones.

 

Les langues autochtones de l’Amérique du Nord sont radicalement différentes des langues européennes et comportent divers ensembles de relations avec le territoire, avec l’autre et avec le temps même. Mais puisque les langues autochtones risquent de disparaître, nous risquons de perdre ce qu’elles peuvent nous apprendre. 

 

En anishinaabemowin (langue ojibwée), Biidaaban signifie « l’aube », « la lueur qui précède l’aurore ». Le terme évoque aussi l’idée du passé et du futur qui se fondent dans le présent.

 

Biidaaban: First Light est la première œuvre interactive en réalité virtuelle à l’échelle d’une pièce réalisée par Lisa Jackson, dont les fictions et les documentaires primés ont été présentés dans de grands festivals, notamment Berlin, Hot Docs, SXSW et Londres. Pour cette production, l’artiste 3D Mathew Borrett s’est servi des véritables dessins architecturaux de Toronto pour créer une version future de la ville à l’échelle.

 

Biidaaban: First Light est la toute dernière œuvre de l’ONF qui traduit la volonté du producteur public du Canada de promouvoir la parité hommes-femmes dans le milieu du cinéma et des médias numériques canadiens ainsi que de redéfinir ses relations avec les créateurs et les communautés autochtones au moyen d’importantes mesures qui consolideront sa place de chef de file dans ces domaines.

 

Biidaaban: First Light est produit par Dana Dansereau et Rob McLaughlin pour l’ONF ; le producteur exécutif en est Rob McLaughlin, qui est également chef du Studio interactif à Vancouver.

 

L’ONF en bref

Au carrefour mondial des contenus numériques, l’Office national du film du Canada (ONF) crée des animations et des documentaires interactifs d’avant-garde, du contenu pour appareils mobiles ainsi que des installations et des expériences participatives. Les productions interactives et plateformes numériques de l’ONF ont remporté 100 récompenses, dont 17 prix Webby. Pour accéder au contenu primé de l’ONF, allez à ONF.ca ou téléchargez ses applications pour appareils mobiles.

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