Quel casque VR choisir et pourquoi?

Category: 
Quel casque VR choisir et pourquoi?
20 Février, 2017
La VR est désormais bien concrète. Elle se décline en centaines de références sur le marché. À quoi cela sert-il et quelles sont les solutions proposées ? 
Jeux vidéo, tourisme, showrooms interactifs, contenu éducatif, art… la réalité virtuelle n’est plus un fantasme de science-fiction.
Comme dans vos rêves de jeunesse, il s’agit d’un casque qui vous téléporte dans un monde en images de synthèse.
Concrètement, vous le branchez à un ordinateur, à une console ou tout simplement à un smartphone.
Et vous voilà prêt pour la réalité virtuelle. Grâce à un système de lentilles placées devant vos yeux et à des capteurs gyroscopiques, vous pouvez vous mouvoir dans cet univers virtuel, voire manipuler ce qui s’y trouve avec les appareils les plus prémiums, équipés de manettes à détection de mouvement.
Il existe désormais une offre complète de casques à des prix fluctuants entre quelques centaines de dirhams et plus de 20 000 dirhams, pour un couple HTC Vive/ordinateur par exemple (voir comparatif plus bas).
L’immersion n’est évidemment pas la même en fonction du budget : des graphismes plutôt simplistes et une faible interaction avec les casques low-cost, et a contrario des graphismes en haute définition et un haut degré d’immersion avec les casques les plus puissants équipés de détecteurs et branchés à des PC surpuissants.
 
Les jeux gagnent une dimension
L’utilisation VR la plus évidente et la plus développée à ce jour est le gaming.
Exit la manette et le moniteur, vous êtes directement transporté au cœur de l’action.
Dans le très sombre et glauque Resident Evil 7 (Playstation VR), vous cherchez votre femme dans une sinistre ferme occupée par une famille hostile en plein cœur de la Louisiane.
Vous devez résoudre des énigmes et fuir des personnages qui ne vous veulent pas que du bien.
Si, manette en main, ce jeu d’horreur peut faire peur, l’expérience prend tout son sens avec un casque de réalité virtuelle. Au point qu’il est fortement déconseillé aux personnes cardiaques.
L’immersion est aussi à son paroxysme dans d’autres expériences où, pour tuer vos ennemis par exemple, vous manipulez un ersatz d’arme et devez vous cacher — physiquement, dans le monde réel ! — pour échapper aux échanges de tirs (London Heist, PSVR).
Les puzzles game sont aussi particulièrement adaptés à ce type de casques.
C’est le cas par exemple de Rangi (Gear VR), le premier jeu marocain en réalité virtuelle que nous avons eu l’occasion de tester. 
Dans ce jeu, pour passer au tableau suivant, vous devez résoudre des énigmes en manipulant des pièces de puzzle simplement en bougeant la tête. Simple et efficace.
 
Un aperçu du futur
Si vous n’êtes pas gamer dans l’âme, pas de panique. Les casques de réalité virtuelle offrent d’autres expériences, même si ces terrains sont toujours à défricher.
Google Street View est l’une de ces utilisations basiques, mais très populaire. Elle offre l’avantage d’être compatible avec toutes les solutions, même les plus low-cost. Tout en étant confortablement installé dans votre salon, vous pouvez explorer Versailles, ou tout autre endroit touristique (ou pas) dans le monde.
Aussi, de petites applications sont téléchargeables sur les téléphones Android et iOS et permettent de profiter de petites expériences, à l’image des désormais classiques montagnes russes.
Si vous avez une caméra à 360°, vous pouvez même créer des vidéos compatibles VR. Une application qui trouve tout son sens pour un vendeur par exemple.
Il peut faire la promotion de son commerce de manière originale. Plus prosaïquement, ça peut être une manière originale d’immortaliser vos vacances.
L’immersion que permet la VR utilise aussi des applications pédagogiques ou même thérapeutiques : l’on pense par exemple à des jeunes médecins qui peuvent s’exercer aux opérations les plus délicates à moindres frais et sans risques.
Il est par exemple envisagé de mettre à profit ces casques pour lutter contre les phobies : un arachnophobe peut plus facilement venir à bout de sa peur en ayant l’assurance que rien ne peut lui arriver. C’est bien pour cela que la réalité virtuelle est the next big thing : le champ des possibles est aussi infini que l’univers.
 
COMPARATIF:
HTC Vive : le plus immersif
Playstation VR : le plus joueur
Oculus Rift : le plus contrôlable
Gear VR : un des moins chers
 
Santé: A savoir avant de craquer
Ce nouveau mal porte déjà un nom : virtual reality sickness, ou le mal de la réalité virtuelle.
Chez certaines personnes, elle peut provoquer un mal de tête, une sensation d’inconfort, la nausée et des problèmes d’orientation.
Les études ne tranchent pas encore, mais cela pourrait être lié à une perturbation du centre de l’équilibre, dû au décalage entre ce qui est perçu dans le casque et la réalité qui entoure l’utilisateur.
La bonne nouvelle est que cela est passager et ne concerne qu’une minorité de personnes.
De plus, ces effets secondaires sont atténués par les casques haut de gamme qui proposent une vitesse de rafraîchissement des images plus grande.
Notre conseil est donc de toujours tester la réalité virtuelle avant d’investir.

A voir aussi

VRrOOm Wechat