Pirater un cerveau humain grâce à la VR !

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Pirater un cerveau humain grâce à la VR !
03 Février, 2017
Une scientifique américaine a prouvé qu’il était possible, de pirater un cerveau humain grâce à la réalité virtuelle et de connaître les pensées les plus secrètes d’une personne à son insu.
La chercheuse a, non seulement présenté sa théorie, mais l’a aussi démontrée et prouvée par des tests.
Une démonstration qui fait froid dans le dos et qui permettrait à un hacker d’un nouveau genre de connaître vos préférences mais aussi, à terme, de tout savoir de vos pensées les plus inavouables.
Pirater directement un cerveau pour connaître ses pensées les plus secrètes semble relever de l’utopie ou de la science-fiction.
Ça, c’était jusqu’à ce que Tamara Bonaci, une scientifique au département d’ingénierie électrique de l’Université de Washington, expose sa théorie et surtout la prouve à travers de différents tests réalisés sur des cobayes. 
La chercheuse a démontré sa théorie en récupérant, à l’insu total de ses cobayes, leurs préférences en matière de fast-food et d’automobiles.
Pirater les pensées cachées grâce à la VR et des images subliminales
C’est lors du séminaire Enigma de San Francisco, qui réunissait un public d’ingénieurs, que la scientifique a exposé sa théorie et surtout la méthode qu’elle avait employé pour pirater les pensées des volontaires à l’expérience.
La chercheuse s’est contenté de capter des pensées sans grand intérêt mais a ouvert la voie à une pratique qui pourrait se révéler particulièrement inquiétante si elle était utilisée par des personnes malveillantes.
La scientifique explique en préambule : « Les signaux électriques produits par notre corps peuvent contenir des éléments très sensibles qu’on souhaite garder pour soi. De plus, on peut les communiquer à autrui sans même s’en rendre compte ».
Pour prouver sa théorie, Tamara Bonaci a demandé à un groupe de volontaires de jouer à un jeu:
Sept électrodes avaient préalablement été placées sur le crane des cobayes. 
Le jeu, créé pour l’expérience, et baptisé « Flappy Whale » faisait apparaître, de façon subliminale, des logos de marques de fast-food et de constructeurs automobiles. Ces images n’apparaissaient que durant quelques millisecondes, trop court pour être reconnues et mémorisées mais, avec la répétition, elles sont toutefois observées par le cerveau qui y réagit inconsciemment.
Les électrodes placées sur le crane des volontaires captent l’activité électrique du cerveau et permet donc à la chercheuse de connaître la réaction des cobayes aux images présentées subliminalement et donc de découvrir leurs opinions et pensées sur le sujet. 
Cette collecte d’informations a été réalisée totalement à l’insu des volontaires.
 
Pirater les pensées : du laboratoire à la vie réelle
L’expérience a toutefois été réalisée dans un laboratoire et dans des conditions idéales.
Difficile d’imaginer pour des pirates trouver une personne équipée d’électrodes sur la tête et utilisant un contenu fabriqué ad hoc pour pirater les pensées.
Pourtant, Tamar Bonaci met en garde.
Il est facilement possible de trouver des ersatz d’électrodes dans la vie quotidienne pour des pirates.
Les casques de réalité virtuelle utilisant par exemple la technologie osseuse pour l’audio via la mâchoire, les montres fitness connectées et même les interfaces reliées au cerveau utilisées en médecine sont, par exemple, des vecteurs que pourraient utiliser des pirates pour capter les signaux électriques liés aux émotions et générés par le corps. 
Difficile cependant, pour le moment, d’imaginer un système de protection des pensées ou de cryptage de celles-ci pour nous protéger de cette forme de piratage.

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