6 expériences VR présentes au Laval Virtual 2017

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6 expériences VR présentes au Laval Virtual 2017
25 Mars, 2017
Le salon français Laval Virtual a ouvert ses portes le 22 mars avec son lot d’applications surprenantes, brassant aussi bien les domaines du divertissement que de la santé ou de la culture.
Voici notre sélection des technologies les plus intéressantes. 
La révolution virtuelle gagne enfin le grand public.
Créé en 1999, le salon Laval Virtual a longtemps été le terrain de chasse exclusif des professionnels. 
« On a noté un changement à partir du moment où Facebook a racheté Oculus. Depuis quatre ans, on sent un engouement croissant qui se traduit par davantage d’exposants et de contenus », nous explique Maud Oukaltoum, responsable marketing et commerciale de Laval Virtual.
Depuis l’année dernière, les premiers casques grand public sont enfin sortis. Incontournables dans les allées du salon, ils stimulent la créativité des start-up qui développent parfois des applications surprenantes.
Jouer en équipe
A l’approche des Jeux Olympiques de 2020, le gouvernement japonais encourage la création de nouveaux sports reposant sur de la technologie.
La société Meleap a ainsi inventé le Hado qui décline plusieurs « Techno Sports » à jouer dans un environnement réel, agrémenté de créatures virtuelles et d’éléments de décor fantaisistes.
L’un d’eux consiste à envoyer des boules de feu sur les fleurs de l’équipe adversaire, par exemple.
Il suffit pour cela de s’armer d’un bracelet avec un capteur de mouvements, en plus d’un casque de réalité augmentée. Amusement garanti. 
« Nous allons organiser un premier championnat au mois de novembre prochain », nous a confié Hiroshi Fukuda, le CEO de Meleap.
Soigner le mal des transports
Franck Assaban est kinésithérapeute, spécialisé dans le traitement des vertiges, des troubles de l’équilibre et du mal des transports. Il y a deux ans, il a eu l’idée de développer le premier logiciel de rééducation vestibulaire avec un masque de réalité virtuelle.
L’objectif ? Soigner le mal par le mal en immergeant à doses progressives les patients dans les situations qui les mettent en difficulté. Un ascenseur, un bateau en pleine tempête, un escalator en marche.
Depuis, il a créé la structure Virtualis et ajouté le traitement des phobies à ses compétences.
Désirer un enfant
Des chercheurs japonais de l’Institut Kait, du Fujitsu Social Science et de l’International collegiate Virtual Reality Contest croient dur comme fer pouvoir renverser la courbe négative de fécondité de leur pays grâce à la réalité virtuelle. Le projet « Real Baby, Real Family » consiste à donner envie d’avoir un enfant avec un dispositif comprenant un casque Vive, ainsi qu’un bébé en plastique et un biberon équipés tous deux de contrôleurs.
Il faut préalablement se faire prendre en photo pour extrapoler à quoi ressemblera votre bébé futur et projeter son image sur le corps réel du jouet.
Il ne vous reste alors plus qu’à prendre soins de lui, entre deux biberons et deux rots.
Une initiative très bien accueillie au Japon mais qui laisse les visiteurs occidentaux perplexes.
Expérimenter l’apesanteur
La spécialité d’Orbital Views, c’est de proposer une expérience de réalité virtuelle lors d’un vol parabolique pour avoir l’impression de marcher sur la Lune.
Comme le ticket d’entrée coûte plusieurs milliers d’euros, la société a développé une installation plus abordable avec un harnais et un casque de réalité virtuelle.
Suspendu dans les airs, vous commencez par réaliser des petits bonds sur un escabeau pour vous acclimater, avant de pouvoir réaliser de grands sauts comme si étiez un cosmonaute. 
« Nous offrons ces services principalement à des entreprises pour des séminaires », nous a expliqué Arnaud  Solignac, le fondateur d’Orbital Views.
Se transporter dans le passé
C’est une nouvelle forme de tourisme. La première borne en libre- service de Timescope a été installée il y a un an place de la Bastille à Paris.
Elle permet de voir le paysage qui nous entoure tel qu’il était il y a vingt ans ou même plusieurs siècles avant grâce à la réalité virtuelle. Et c’est effectivement troublant. 
« C’est nous qui créons les contenus la plupart du temps, avec l’aide d’historiens », nous a précisé Basile Segalen, le cofondateur de Timescope.
La borne comporte un ordinateur, est reliée au secteur et connectée grâce à des antennes 4G.
Un écran tactile permet d’accéder à un menu et de choisir l’époque que l’on veut découvrir.
L’installation peut aussi servir à de la promotion immobilière ou des grands chantiers.
Des musées seraient déjà intéressés.
Découvrir les œuvres d’un artiste
La chaîne Arte avait commandé la collection « Les petits secrets des grands tableaux » à la société de production Les Poissons volants pour faire voyager le téléspectateur à travers l’œuvre d’un artiste grâce aux techniques de l’animation. La seconde étape, c’est de passer désormais à un contenu de réalité virtuelle. 
« L’artiste sera le narrateur et présentera lui-même ses créations, via la voix d’un comédien », nous a expliqué Louis Beaudemont, des Poissons volants.
Nous avons pu voir un premier essai sur le tableau Les Ménines de Velazquez.
On peut naviguer à 360 degrés dans la peinture et même toucher les personnages.
Une nouvelle façon d’appréhender l’art.

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