Vos premiers pas dans le monde de Winlands VR

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Vos premiers pas dans le monde de Winlands VR
07 Novembre, 2016

N’avez-vous jamais rêvé de vous balancer de liane en liane tel tarzan à la recherche de Jane dans une jungle luxuriante et inexplorée ? Windlands vient répondre à cette appétence, mais risque bien de vous couper l’appétit.
 
LES PREMIERS PAS DANS LE MONDE DE WINDLANDS
 
Lorsque nous démarrons le titre pour la première fois, nous remarquons que les développeurs ont pris un maximum de précautions pour nous avertir : Windlands est un jeu de réalité virtuelle intense. Très intense. C’est pourquoi avant de nous plonger dans son univers, tout un tas de réglages de confort (comprendre d’anti-vomi) nous sont proposés.
 
Ainsi, il est possible de s’entourer d’une cage qui donnera des repères d’espace à notre cerveau, mais aussi de désactiver la possibilité de faire des pas de côté, ou encore de limiter la rotation du corps à des à-coups d’environ 30°. Mais il se peut que malgré toutes les précautions prises, votre estomac sensible ne puisse pas tenir très longtemps quand vous commencerez à vous balancer à grande vitesse entre deux arbres verts pomme.
 
Après une séquence d’introduction qui fait penser à Zelda (la comparaison s’arrêtera définitivement là), nous voici donc dans notre cage de confort translucide dans ce qui semble être un temple abandonné. Une voix nous guide et nous invite à avancer et sauter quelques obstacles. Premiers sauts, premières chutes dans les tréfonds, et déjà les sensations sont vertigineuses, il ne manquerait presque qu’un petit « splosh » à la fin pour appuyer la dureté de la descente.
 
LES GRAPPINS. LE (MAL AU) COEUR DU GAMEPLAY
 
Après quelques bonds et quelques échecs, nous débloquons enfin ce qui fait toute l’essence de ce jeu : les grappins. Immédiatement, il faut s’en servir pour franchir un gouffre. Nous visons un arbre ou un buisson en tournant la tête dans sa direction, nous appuyons sur R2 pour lancer le grappin de droite et wwwouuuaahh !!!
 
Nous voilà tirés à grande vitesse vers notre point d’accroche. Vite nous relâchons et utilisons notre élan pour atteindre un autre buisson que nous attrapons avec notre grappin de gauche et de nouveau nous planons à l’assaut de cette statue étrange qui brille au loin. Notre tête commence à tourner.
 
Nous reprenons nos esprits, et petit à petit, les contrôles deviennent plus naturels. Mais au fait, pourquoi jouons-nous avec une DualShock 4 ? Dans un soft où il faut lancer des grappins à droite et à gauche, on pourrait s’attendre à pouvoir le faire avec un PS Move dans chaque main. Renseignements pris : alors qu’il est possible d’utiliser les motion controls sur la version PC, les Moves ne sont pas supportés sur la version PS4. Les développeurs ont annoncé un patch à venir pour utiliser cette possibilité mais à l’heure où nous écrivons ces lignes, il n’est pas encore disponible. Cela dit, d’après certain retours, il est de toute façon plus aisé d’utiliser la manette…
 
Avec les grappins, au prix de nombreux ratés, nous nous frayons un chemin vers un téléporteur qui nous amène dans un monde central qui servira maintenant de HUB pour tous les niveaux. Enfin les objectifs sont donnés : Nous sommes un gardien chargé de parcourir ces mondes à la recherche de cristaux cachés qui permettront de débloquer de nouveaux mondes et de progresser dans l’univers de Windlands.

SAUTER, PLANER.. ET C'EST TOUT?
 
Et c’est en explorant ces lieux qu’une certaine déception se fait ressentir : Windlands manque de variété et passer d’un arbre à un buisson risque d’être rapidement lassant si de nouveaux challenges ne sont pas proposés. Graphiquement, le titre est propre et possède un certain charme, il reste très simple et possède une direction artistique maîtrisée mais limitée car sur cet aspect aussi, la diversité n’est pas au rendez-vous. Les buissons sont verts, les cailloux sont gris, et chaque monde ressemble cruellement au précédent.
 
L'histoire quand à elle est minimaliste ça sert surtout de prétexte à l'exploration. La découverte de cristaux animera les titans allongés autour de vous et une voix off prophétique contera quelques clichés de civilisations perdue. Bref, il n'y a pas d'absence totale de scénario mais serait-il absent que le jeu n'en serait pas tellement différent tant son intérêt ne réside que dans la traversée de son univers.
 
Bilan du test de Windlands : 13/20
 
C’est au bout du troisième cristal ramassé qu’il nous a fallu arrêter notre première session. Windlands est un jeu qu’il faut appréhender par sessions de plus en plus longues, car il est l’un des plus créateurs de motion sickness (maladie de mouvement) de tous les jeux PSVR. Nous irons nous coucher avec une migraine carabinée dont on ne sait toujours pas aujourd’hui si elle a été provoquée par le jeu, mais tout de même avec une certaine satisfaction d’avoir eu le temps de quelques sauts, une sensation d’être proche de voler.
 
Il est à noter que le jeu est accessible sans PSVR mais il nous semble que tout l'intérêt en serait perdu. Pour 24 euros, il propose une bonne durée de vie, si tant est que vous puissiez y jouer sans être malade mais pêche par son manque de variété. Notre conseil, connaissez et repoussez vos limites avec le PSVR avant de craquer pour Windlands.
 
Les plus
 
- Intense !
- Le grappin donne la sensation d’être Spiderman, Tarzan, Batman
- Graphiquement propret et sans prétention

Les moins
 
- Trop intense ?
- Pas de support des PSMoves au lancement
- Manque de variété
- Histoire futile

 

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