On a testé pour vous la salle de réalité virtuelle VirtualTime

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On a testé pour vous la salle de réalité virtuelle VirtualTime
23 Mai, 2017

Dans la jungle des titres en alpha, bêta et autre accès anticipé, il devient de plus en plus dur de savoir auquel ouvrir son porte monnaie ou tout simplement allouer son temps précieux. Votre site préféré vous propose donc ce nouveau format, baptisé Speed Dating, pour mieux vous aider à faire le tri. Le concept est simple : dans la continuité de notre Carnet rose chaque matin, on passe quatre-vingt dix minutes maximum sur un titre que nous n'avions jamais essayé dans le seul but de savoir s’il méritera un second rendez-vous, voire un test en bonne et due forme. Et cette fois-ci, changement de formule puisque en lieu et place d'un jeu, c'est dans la salle de réalité virtuelle parisienne VirtualTime que nous avons trainé nos guêtres.

C'est quoi ?

Un peu à la manière des salles d'arcade ou des cybercafés de la belle époque, les salles de réalité virtuelle commencent à fleurir un peu partout. Le concept est simple puisqu'il s'agit simplement d'un casque de réalité virtuelle branché à un PC dans un environnement délimité et d'un catalogue permettant de s'en envoyer plein les mirettes. Qu'il s'agisse d'expériences purement contemplatives pour mieux appréhender la technologie, de jeux d'arcade, de titres gamers ou même d'expériences plus sociales, la salle VirtualTime est composée de six espaces de jeu que les propriétaires ont baptisé "pods". Quatre de ces fameux pods sont polyvalents, servant pour tout type de soft qu'il soit jouable assis ou debout. Une autre zone est dédiée à Project Cars avec volant, pédalier et levier de vitesse en prime pour jouer les Fangio, tandis qu'une surface un peu plus grande permet de se la donner sur des titres avec une dimension plus sociale comme par exemple Keep Talking and Nobody Explodes, où le joueur portant le casque doit désamorcer des bombes avec les instructions que les autres joueurs ont entre les mains.

Qu'est-ce que ça vaut ?

Avant de s'y rendre, il faudra bien entendu réserver un créneau horaire sur le site Internet de la salle sous peine de poireauter en attendant qu'une place ne se libère. Un assistant sera quoi qu'il arrive là pour guider le quidam, l'installer et l'assister en cas de besoin, même en pleine session. Après une rapide présentation du catalogue, il suffit simplement de choisir sur quel titre partir au sein de la bibliothèque du Rift et le tour est joué. En attendant que tout le monde soit prêt pour une partie en réseau, c'est donc sur l'excellent SUPERHOT VR que votre serviteur s'est échauffé, tentant tant bien que mal de faire croire que ces appuis aussi raides que des coups de trique faisaient partie d'un style de combat totalement maîtrisé.

Une bonne demi-heure à transpirer dans l'Oculus (on remercie d'ailleurs les organisateurs d'avoir pensé à des masques en papier, permettant d'éponger sa sueur tout en se préservant du sébum de celui d'avant) et il était temps de passer aux choses sérieuses sur Dead and Buried, un shooter dans le western à la sauce zombie. Si l'on mettra à la poubelle son mode duel aussi amusant que celui de 1-2 Switch, il faut bien avouer que la partie Versus et la coopération contre les hordes de zombal fonctionnent parfaitement. Dans la salle, il suffit d'aboyer un peu pour se faire entendre de ses compagnons d'infortune - bref, tout cela fonctionne sans accroc. Du point de vue technique, les bêtes de course sur lesquelles sont branchés les casques tournent tellement bien qu'elles se font oublier, tout comme le merdier des câbles qui a été savamment installé en hauteur, évitant ainsi de s'emmêler les pinceaux.

Chaque pod dispose d'un écran de retour permettant à l'assistance de contempler ce qui se déroule dans l'univers virtuel et d'avoir un spectacle autrement plus intéressant qu'un pantin désarticulé qui se dandine dans tous les sens. Vu qu'il est possible de réserver un pod pour deux personnes (l'une jouant pendant que l'autre patiente), cet écran tombe à pic et cela permet aussi de se faire une idée sur certains autres titres, en jetant un coup d'oeil sur ceux de ses voisins.

Vive ou Rift ?

Si les créateurs envisageaient à l'origine plusieurs technologies au sein du même espace, VirtualTime n'était équipée lors de notre visite que des casques de chez Oculus. De leur propre aveu, ce n'est pas pour un souci de compatibilité ou de technique, mais surtout pour offrir une expérience plus transparente à l'utilisateur. Le Rift est en effet le seul à proposer une véritable bibliothèque plutôt bien ficelée où n'importe qui, novice comme vétéran, peut choisir son titre sans se perdre dans des menus imbitables.

 

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