Test Weeping Doll PSVR: Pas vraiment indispensable ...

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Test Weeping Doll PSVR: Pas vraiment indispensable ...
25 Novembre, 2016

Si certains titres ont réussi à se démarquer de la plus belle des manières, d’autres, en revanche, sont amplement dispensables, comme c’est, peut-être, le cas de Weeping Doll.

 

Weeping Doll fait donc partie de ces aventures en réalité virtuelle, que l’on qualifiera plus de démo que de jeu à part entière. Affiché pour les joueurs à un prix réduit ; une dizaine d’euros, pouvions-nous réellement espérer un contenu convenable, retenant le joueur jusqu’à ce que ce dernier soit à bout de souffle ? Il ne faudra pas longtemps pour découvrir que non, malheureusement.

Vous mettant dans la peau de la femme de ménage d’une famille Japonaise, c’est à vous qu’incombera la lourde tâche de découvrir la vérité et de comprendre ce qu’il s’est passé durant votre absence. Voilà finalement l’histoire, qui ne sera ponctuée que de flashback en fonction des objets que vous trouverez lors de vos déplacements. Rien d’exceptionnel en somme, mais qui aurait pu insuffler un sentiment étrange et oppressant, si elle avait été mieux exploitée.

Car oui, dans Weeping Doll, ne vous attendez pas à vous engouffrer dans un monde où règne la peur brute, puisque l’on tentera plus de jouer sur la psychologie du joueur pour le mettre mal à l’aise. Si les découvertes macabres sont faites à travers des récits contés, vous ne serez finalement jamais confrontés directement à des visions d’angoisse, ce qui pourrait en décevoir plus d’un ; seule la présence de la petite fille de la maison qui vous observe pourra alors vous rappeler que certains phénomènes étranges se déroulent ici.

Pour parcourir les différentes pièces de la maison, ce sont des énigmes qu’il faut résoudre. Pas de panique sur ce point non plus, puisque ces dernières se veulent bien plus faciles que ce que nous aurions pu imaginer. Résoudre un puzzle, dévoiler un code, assembler des poupées, trouver des clés, tout s’enchaîne assez rapidement et ne viendra jamais ralentir une progression déjà éclair. À ce sujet d’ailleurs, sachez que Weeping Doll peut se boucler en une demi-heure et que la rejouabilité est inexistante, seuls les chasseurs de trophées y retourneront pour obtenir les quelques faits qu’ils auront ; peut-être, manqué lors de la première partie.

Bonne ou mauvaise idée dans Weeping Doll, les déplacements se font sous forme de téléportations. Si cette technique est exemplaire pour empêcher les sensations désagréables auprès des joueurs, il faut reconnaître que cela casse énormément l’immersion. L’on aurait alors préféré pouvoir choisir son mode de déplacement, à l’image de The Assembly par exemple ; là encore, ce ne sera qu’un sentiment personnel.

Enfin, impossible de ne pas évoquer un titre, sans exprimer le sentiment qui se dégage des graphismes, et de l’aspect audio. Graphiquement déjà, Weeping Doll n’est pas réellement une vitrine technique pour le PS VR de Sony, d’autant que l’on retrouve des décors trop grossiers et très floutés par endroit. Si certaines textures sont impeccables ; notamment lorsque l’on y regarde de plus près, l’on ne peut être que déçu de l’aspect global du titre et le même sentiment se dégage rapidement des bruits ambiants, exaspérants et énervants au possible, la faute a des voix qui sont tout, sauf convaincantes.

Au final, Weeping Doll n’est pas une expérience à mettre en toutes les mains, non pas parce que la peur est présente, mais à cause de son manque de contenu et de créativité. Disponible uniquement en Anglais et se cherchant du début à la fin, Weeping Doll pourra amuser quelques minutes, avant de décevoir même le plus téméraire et le moins exigeant des joueurs.

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