Test PlayStation VR Worlds

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Test PlayStation VR Worlds
08 Octobre, 2016

PlayStation VR Worlds sonne comme une démo qui aurait dû être inclue avec le PlayStation VR. Quelques uns des cinq jeux disponibles dans ce bundle sont une très bonne démonstration de ce que le PS VR peut faire, tandis que d'autres sont aussi rapide à terminer qu'à oublier.
 
La star du show n'est autre que London Heist. Après une brève introduction sous la forme d'un puzzle où l'objectif est de voler un diamant, vous allez devoir tirer sur tout ce qui bouge, mais c'est un peu plus que cela avec les contrôleurs Move. Il y a une scène qui vous explique que vous avez mal pensé votre vol, si bien que cela créé une course-poursuite intense avec des poursuivants très dangereux. Les phases de shoot sont simples, mais l'expérience de tir avec une arme à feu virtuel et un contrôleur qui gère mouvement est toujours rafraîchissant, tout comme le fait de pouvoir recharger son arme grâce à des chargeurs manipulables avec votre autre main.
 
Après l'heure de jeu correspondant à l'histoire, on dispose de mini-jeux relevant du stand de tir et disposant d'un leaderboard. Ceux-ci ne s'intègrent pas dans une histoire sérieuse, il faut les voir comme un moyen de s'amuser facilement. On doit ainsi cibler des alliés, canettes et pots de peinture en mouvement, et tirer au bon moment pour les faire tomber dans les bonnes poubelles colorées. Il y a une certaine rejouabilité dans le fait de réaliser des scores toujours plus élevés, mais c'est un classique dans tous les jeux du PS VR.Au delà des gunfights, The London Heist est enrobé d'impressionnants monologues cinématographiques avec plusieurs gangsters très détaillés. Ils sont charismatiques et animés d'une manière incroyable lorsqu'ils se fâchent ou qu'ils se battent. L'expérience n'est pas suffisamment longue pour s'attacher à eux, mais j'ai apprécié cette présence, et ils dégagent vraiment quelque chose lorsque vous êtes assis à une table avec eux, ou qu'ils vous menacent.

Scavengers Odyssey, par exemple, est un court et linéaire shooter à la première personne qui utilise la manette DualShock 4 pour piloter un mecha à travers une inintéressante histoire de science-fiction. Il y a très peu de variété chez les ennemis - seulement trois aliens, en comptant le boss final, et la tourelle stationnaire - et il n'y a que deux armes, incluant un pistolet gravitationnel, donc les combats manquent de folie.
 
L'élément le plus divertissant est la possibilité de s'élancer entre différentes plateformes, modifiant parfois la gravité, en sautant jusqu'à deux fois afin de modifier sa direction. Mais ça ne dure pas plus de deux heures, et il n'y a pas vraiment de raison d'y revenir une fois l'aventure terminée.
 
Danger Ball est, basiquement, un Pong à la première personne, fonctionnant en réalité virtuelle. On y contrôle son curseur en regardant dans la bonne direction. C'est typiquement le genre de jeux qui fonctionne très bien avec de la 3D stéréoscopique, parce que vous devez connaître la distance qui vous sépare de la balle, et dans ce cas, le PlayStation VR joue bien son rôle. J'ai été en mesure de mesurer le temps d'impact suffisamment clairement pour le récupérer au dernier moment en balancer ma tête vers la balle, et réaliser un lancé vers la direction choisie, enrayant l'I.A. pour marquer un point. Les différentes adversaires tentent de modifier un peu votre façon de faire avec des pouvoirs spécifiques, comme la possibilité de lancer deux balles à la fois, ou de disposer d'un bouclier qu'il faut briser. Cependant, ils ne brillent pas par leur intelligence, ce qui rend le mode tournoi très facile. Sans une option multijoueur pour se battre contre de véritables joueurs, l'amusement sera de courte durée.
 
VR Luge est aussi simple et arcade que vous le pensez. Vous avez le point de vue d'un sportif de courses de luges qui doit cette fois-ci dévaler les routes en évitant les voitures en tournant la tête à droite et à gauche. Je pense que c'est la plus grande déception de cette compilation puisque même si l'on met de côté la gestion des collisions - avec notamment des chocs contre des camions qui vous ralentissent beaucoup trop, la sensation de vitesse n'est pas aussi importante que ce que l'on pouvait attendre en allant à 160 km/h. Il y a un peu de mise en scène et de spectacle, mais le gameplay ne transpire pas d'une variété de dingue, vous devez simplement aller à droite et à gauche en bougeant la tête.

Ocean Descent n'est quant à lui par un jeu, mais il s'agit néanmoins d'une intéressante expérience qui vous mène dans les tréfonds de l'océan au sein d'une cage anti-requin. Il y a plusieurs animations splendides pour la vie aquatique, et le scénario donne parfois quelques légères sensations grâce à votre équipe vous parlant à travers la radio. Une fois que vous êtes arrivé au fond, vous pouvez refaire le même voyage (sans l'excitation liée à la découverte), ou vous pouvez rester dans les profondeurs et regarder les poissons nager. Mais cela aurait été bien plus relaxant de pouvoir supprimer la cage qui vous transporte dans votre épopée océanique.

VERDICT
 
Il est dommage que ces quatre jeux et ce voyage touristique ne soient pas vendus séparément, parce qu'il en devient un méli-mélo dépareillé qu'il est beaucoup plus difficile de recommander dans son ensemble, alors que certaines parties auraient mieux fonctionné toutes seules. The London Heist s'avère divertissement et dramatique, mais rend les trois autres jeux trop courts et moins intéressants, où le passif Ocean Descent est probablement le seul dont je me souviendrai.
 

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