Test de Narcosis : dans un cercueil au fond de la mer

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Test de Narcosis : dans un cercueil au fond de la mer
03 Mai, 2017

Tranquillement, mais sûrement, la bibliothèque de jeux de réalité virtuelle s’agrandit sur les trois plateformes majeures que sont l’Oculus, le HTC Vive et la PlayStation VR.

Cette première année de réalité virtuelle m’a permis de constater que les jeux d’horreurs se prêtent particulièrement bien à ces plateformes. De bons titres comme Here They Lie, Dreadhalls, Arizona Sunshine et surtout Resident Evil VII ont prouvés que l’immersion augmentait à un niveau supérieur en VR. Aujourd’hui, on a donc testé pour une histoire de survie qui se déroule dans les profondeurs de la mer intitulée Narcosis.

Fiche technique

  • Date de sortie : 28 Mars 2017 
  • Style : Jeu d’horreur et de survie
  • Classement ESRB / PEGI ESRB M / PEGI 16
  • Développeur : Honor Code
  • Éditeur : Honor Code
  • Langue d’exploitation : Anglais avec sous-titres français
  • Disponible sur PC, Xbox One, Oculus Rift et HTC Vive
  • Testé sur Oculus Rift (sans Touch Control)
  • Prix lors du test : 22,99 $ CA / 19,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Une douce solitude

Narcosis nous raconte l’histoire d’un scaphandrier industriel qui tente de survivre dans les profondeurs glacées de l’océan Pacifique. En effet, suite à une grave catastrophe, ce dernier se retrouve isolé du reste de son équipe et il doit désespérément essayer de survivre. Se rendre à la surface sera le but principal de sa quête et cela devra se faire en s’assurant de maintenir son niveau d’oxygène à flot. Cependant, c’est surtout la condition mentale de notre protagoniste qui est mis à l’épreuve et le joueur devra subir les frasques du stress sur le personnage principal tout au long du jeu. Saurez-vous revenir sur la terre ferme avant de complètement perdre la tête ou périrez-vous au fond de l’océan ?

Le scénario est un des points forts du jeu. Tout passe par notre personnage principal dont on entend constamment les pensées afin de mieux comprendre ce qu’il ressent. J’ai bien aimé la richesse des dialogues (même s’ils sont avec lui-même) puisqu’on se plonge plus facilement dans sa peau puisqu’il explique constamment comment il se sent. Mon sens de l’empathie s’est rapidement développé envers lui, malgré une expérience plutôt courte.

Une atmosphère réussie

Tout comme la plupart des jeux de réalité virtuelle, Narcosis a réussi son coup en nous plongeant dans l’atmosphère de son jeu parfaitement. D’abord, comme le narrateur nous le décrit durant l’aventure, on se retrouve coincé dans notre scaphandrier qui rappelle au personnage énormément un cercueil de 500 kilos dans lequel il est pris au fond de la mer. D’ailleurs, les développeurs ont été en mesure de répliquer cet effet grâce à une multitude de petits détails.

Premièrement, il y a cet effet de claustrophobie qu’on ressent immédiatement puisque notre champ de vision est assez limité vu la noirceur de l’océan ou encore le constant petit bruit agaçant qui marque l’oscillation de notre jauge d’oxygène. On ne sait jamais quelle créature immonde va sortir de la pénombre pour venir nous attaquer. De plus, notre personnage n’est pas très mobile ce qui fait en sorte qu’on se sent plutôt vulnérable spécialement lorsqu’on sait très bien que quelque chose s’approche par-derrière. J’ai rarement eu aussi peur de me retourner dans un jeu vidéo.

Un protagoniste vulnérable

Les mécaniques ne sont pas non plus très complexes dans Narcosis, mais elles réussissent à amplifier notre sentiment d’insécurité. En effet, vous ne vous casserez pas trop la tête à comprendre les boutons. Vous êtes limité dans vos actions puisque vous pouvez seulement lancer des signaux lumineux afin de distraire les ennemis, tenter de placer un coup de couteau sur une créature malveillante au bon moment ou sauter.

Évidemment, ce n’est pas tout ce qui est au fond de la mer qui est heureuse de vous accueillir dans l’environnement. Plusieurs créatures sont assez effrayantes et il y en a même quelques-unes qui peuvent carrément transpercer votre scaphandre. C’est alors que les « flares » deviennent vos meilleurs amis afin de pouvoir les distraire suffisamment pour passer très loin de ces créatures terrifiantes.

Outre cette vulnérabilité, votre personnage sera aussi exposé à un risque constant de manque d’oxygène. Même s’il est relativement facile de trouver une bonbonne lorsque vous en cherchez une, certaines surprises inattendues viendront stresser votre personnage augmentant sa consommation d’O2. Bref, je dirais que les développeurs ont trouvé le bon équilibre au niveau de cette mécanique.

Néanmoins, Narcosis profite d’un joli visuel accompagné par de nombreux effets spéciaux particulièrement réussis et qui se prêtent parfaitement au genre comme les nombreux courants d’eau qui passent. J’ai aussi particulièrement apprécié la flore sous-marine souvent remplie de végétations fluorescentes qui ajoutent à notre sentiment de découverte et d’exploration. On peut en dire de même des créatures sous-marines qui sont très réalistes.

Enfin, après avoir joué à plusieurs jeux utilisant l’Oculus Touch, je dois dire que je suis toujours un peu déçu lorsque je me lance dans un jeu VR qui ne s’en sert pas. Je pense que cet accessoire est désormais primordial pour tous les jeux de réalité virtuelle sur l’Oculus afin d’assurer de maintenir une expérience plus amusante et moins étourdissante.

Conclusion

Narcosis offre un bon rapport qualité-prix alors qu’il propose une expérience d’environ 5 h très mémorable qui se démarque grâce à une bonne trame narrative et une excellente immersion le tout à un prix modique. On peut dire que les développeurs For Honor ont fait du bon boulot. Par contre, si vous n’aimez pas trop les jeux d’horreurs et que vous avez de la difficulté à endurer les nausées en VR, il vaut peut-être mieux regarder vers une autre expérience.

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