On tente de s'évader d'Alcatraz à Vertou

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On tente de s'évader d'Alcatraz à Vertou
07 Février, 2018

Plus besoin d'imagination pour devenir l'acteur d'une fiction. La frontière se franchit grâce à la technologie à Vertou, où un couple a ouvert en septembre dernier un fascinant "escape game" en réalité virtuelle. Le premier du département.

 

"On est vraiment au début d'un truc génial !" déclare Sylvie Le Cars, qui a lancé ce concept à Vertou avec son époux François, sur un coup de foudre : "Nous avions déjà lancé les parcs Galipy à Orvault et Saint-Sébastien et nous avions envie de toucher un autre public". 

 

L'idée de créer leur propre escape game les emballe mais c'est en visitant les locaux de l'entreprise LDLC, spécialisée dans l'équipement de ce genre de structures, qu'ils découvrent la réalité virtuelle. "On s'est dit, tiens, c'est vraiment sympa ça ! Et puis on a rencontré Virtual room, une boite parisienne qui crée des jeux vidéo en réalité augmentée. On leur a acheté "Alcatraz", un virtual game français dont on a acheté la licence pour avoir l'exclusivité sur la région".

 

Plongée immédiate

Dès l'arrivée, François et Sylvie, comédiens de métier, jouent le jeu. L'expérience qu'ils proposent est inédite et ils savent lui donner corps. "Alcatraz" est un jeu collaboratif (à partir de 12 ans), très thématisé, qui se joue à deux et jusqu'à quatre joueurs. Chacun est isolé dans une cellule de la prison d'Alcatraz. Il suffit de coiffer son casque (sorte de casque audio amélioré) pour enfin voir les autres sous la forme de leur avatar.

 

Les individus peuvent, alors qu'ils ne se voyaient plus, se redécouvrir en 3D et communiquer les uns avec les autres tout en enfilant sa combinaison ! À présent, ils vont se rendre un peu partout, en Égypte, sur la lune... Bref, parcourir cinq tableaux et résoudre des enigmes, dans la peau des agents secrets de l'agence Omega. 

Déjà un millier d'entrées

Émotion et fourires sont au rendez-vous. Au point que, depuis son lancement il y a quatre mois, cette exclusivité virtuelle à deux pas du centre commercial Pôle sud a déjà attiré un millier de personnes. Pourtant sans avoir pignon sur rue : "c'est un peu le problème, on n'est pas très visible", regrette Sylvie.

 

Sur Facebook en tous cas, l'emballement des pionniers (neophytes ou gamers) semble total et les avis sont unanimes pour dire que l'expérience est à tenter. 

 

François Le Cars, qui a travaillé au Puy du fou par le passé, a réalisé tous les décors seul ! Une belle prouesse qui permet à chacun de se sentir encore plus impregné, à l'arrivée, dans l'aventure de la prison. Mais le couple va bientôt devoir en imaginer de nouveaux. A raison d'au moins 10 000 € d'investissement par salle, ils réfléchissent déjà à élargir leur catalogue de jeux et sont en contact avec de nouveaux créateurs...

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