Salary Man Escape : Le puzzle-game sur PSVR

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Salary Man Escape : Le puzzle-game sur PSVR
20 Juillet, 2018

Dans un monde forcément imaginaire où tous les employés aiment et respectent leurs supérieurs, Salary Man Escape met en scène les leitmotivs du salarié modèle au sein de petits puzzles qui mêlent observation, adresse, et lois physiques. Le but est de mener son avatar vers la porte de sortie la plus proche en manipulant les bons blocs pour créer des chemins praticables.

 

Dans cet univers en réalité virtuelle où des miniatures menacent à chaque instant de s’écrouler, le jeu satirique de Red Accent Studio ne s’empêche-t-il pas de voir les choses en grand ?

 

LABEUR SUR LA VILLE

Salary Man Escape propose aux joueurs munis d’un casque PSVR d’aider de bons petits salariés à fuir les responsabilités liées à leurs vies aliénantes de travailleurs par l’intermédiaire de différents casse-têtes. Le titre fait en effet se succéder des maquettes dans lesquelles un personnage doit être mené vers une porte de sortie. Aucun contrôle direct n’est cependant possible sur ce protagoniste encravaté.

 

Pour réussir, le joueur doit tout simplement déplacer des blocs à l’aide de sa manette ou du PS Move afin de créer un chemin sans embûche. Si aucun trou ni dénivelé dangereux se trouvent sur le passage de l’avatar jusqu’à la sortie, alors le salarié s’en va vaillamment, et automatiquement, vers le prochain niveau. La VR n’apporte pas d’avantage particulier et pourrait être désactivée sans aucun problème. Elle est ici utilisée à des fins immersives, ce qui peut évidemment être discutable dans un puzzle-game de ce genre.

Bien entendu, au fil des chapitres, le challenge se corse. Les blocs à retirer qui servent à créer des pentes laissent rapidement place à des balanciers diaboliques et autres tapis roulants vicieux. Précisons d’emblée qu’un bloc mal déplacé ou inutilement supprimé oblige à recommencer le niveau dans son intégralité : aucune seconde chance n’est tolérée. Il faut donc bien réfléchir avant d’agir, même si un chronomètre empêche de prendre ses aises. 

 

Oui, le temps fixé pour le décompte est généralement assez large, il demeure néanmoins regrettable d’avoir ajouté cette obligation de réussir dans les temps, surtout lorsque le moteur de collision fait des siennes. Il devient nécessaire, parfois, de faire du repérage lors de la première partie, dans le but de s’exécuter dans les temps la fois d’après. Comme dans tout jeu laissant une place importante à la physique, il y a des situations qui ne se débloquent pas à cause d’un petit centimètre manquant, ou au contraire des résolutions qui se font grâce à la divine providence.

TOUCHE-À-TOUT ET GRATTE-CIEL

Le jeu de Red Accent Studio fait donc la part belle aux collisions, aux poids, et à la rapidité dans les mécaniques de ses puzzles. La direction artistique est très inspirée de celle de Sin City, avec son noir et blanc ambiant tranché par quelques aplats de rouge. Au cours des énigmes, les éléments peints de la couleur sang signifient au joueur qu’ils peuvent être déplacés, ce qui facilite la compréhension des casse-têtes.

 

Selon les manipulations exécutées, les blocs chutent façon “Jenga”, les éléments se tirent pour créer des ponts et les pavés servent de contrepoids. Tout est une question de lois physiques dans Salary Man Escape, et un bloc déplacé ne peut être remonté comme par magie dans sa chute inexorable.

Entre chacune de ces phases de réflexion, le joueur est téléporté sur le toit de gratte-ciels où il a accès aux missions débloquées. Certaines ne sont accessibles qu’en échange de pièces collectées au milieu des puzzles. Les soixante-dix-huit niveaux découpés en six chapitres ont de quoi assurer une durée de vie confortable oscillant autour des sept heures de jeu. 

 

Si visuellement le soft peut paraître morose avec ses multiples nuances de gris, le constat est bien différent avec ses musiques. Allant du funk à la pop japonaise, la bande-son est excellente (si l’on aime le genre), même si elle a vite tendance à trop se répéter, malheureusement. Elle insiste en tout cas sur la dimension parodique de l’oeuvre conçue par Red Accent Studio.

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