Saint-Omer: les joueurs de Pokémon Go se coalisent

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Saint-Omer: les joueurs de Pokémon Go se coalisent
25 Juillet, 2017
Depuis quelques mois, les joueurs de l’application Pokémon Go devenaient invisibles dans l’Audomarois. C’était sans compter le retour des beaux jours et l’imagination des créateurs qui les incitent dorénavant à jouer collectivement.
 

Dimanche, midi, une vingtaine de personnes attendent le portable à la main, à l’angle des rues de Calais et Devaux, à Saint-Omer. Amis ou parfaits inconnus, ce groupe tente de capturer Artikodin, Pokémon rare maître d’une arène. Des ados, des trentenaires, et une mère et son fils. 300 secondes de combat collectif plus tard, le moment est venu de capturer la créature inédite. «  Mon jeu a bugué !  », lance un joueur, dépité. «  Je l’ai eu  », se réjouit un autre en dansant au milieu de la rue. En quelques minutes, le site est déserté.

 

Depuis le 22 juillet, deux Pokémons légendaires, « attendus depuis un an  », ont été ajoutés au jeu de réalité virtuelle Pokémon Go. De quoi faire frissonner d’excitation tout collectionneur qui se respecte et relancer un phénomène qui s’essoufflait.

 

La folie de l’été dernier

Un an plus tôt, le jeu de réalité augmentée déplaçait les foules. Impossible de faire un pas dans la rue sans croiser des groupes de personnes, le téléphone à la main. Voire même d’en rencontrer chez soi. Un service de sécurité avait d’ailleurs été mis en place pour empêcher quelques téméraires de se hisser au sommet de La Coupole d’Helfaut.

 

Avec la venue de l’hiver, seuls les plus tenaces sont restés fidèles à leur quête du Pokédex le plus complet. Car s’ils sont moins visibles, les joueurs sont encore présents comme en atteste la profusion de blogs, sites et groupes Facebook actifs. Une addiction nourrie par la société Niantic qui enrichit régulièrement le jeu avec des ajouts de créatures, voire même le complexifie.

 

Vocations

Depuis le 1er juillet, les joueurs doivent participer à des raids et unir leurs forces pour capturer des créatures inédites susceptibles d’apparaître n’importe où et à n’importe quel moment. D’où la multiplication de groupes spontanés dans l’Audomarois, au jardin public à Arques ou aux ruines de Saint-Bertin. Gageons qu’ils feront naître de nouvelles vocations de dresseurs.

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