Pokémon Go a toujours autant la cote à Cognac

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Pokémon Go a toujours autant la cote à Cognac
21 Août, 2017

Commercialisé il y a un an, le jeu Pokémon GO est très vite devenu un phénomène planétaire.

Passé de mode, il a toujours ses adeptes à Cognac. C’était il y a tout juste un an. Ou presque. Le 24 juillet 2016 exactement, le jeu Pokémon GO sortait en France. Instantanément, les nostalgiques de la Game Boy se sont mis à arpenter les villes et les villages, le nez rivé sur leurs téléphones agitant frénétiquement le doigt pour capturer l’un de ses fameux animaux aux pouvoirs phénoménaux.

 

« Comme beaucoup, je regardais le dessin animé quand j’étais petit, se souvient Wilfried. Quand j’ai su que la version sur portable allait sortir, j’ai téléchargé une version craquée déjà disponible en Australie deux semaines avant la France. »

Très vite, le jeu de réalité augmentée créée par Niantic et la Pokemon Compagny battait des records. On estime qu’en deux mois, le jeu avait dépassé les 500 millions de téléchargements, atteignant quasiment le milliard de chiffre d’affaires fin 2016.

 

Les adeptes cognaçais

Depuis, l’engouement autour du jeu s’est clairement essoufflé. Très gourmand en consommation de batterie et forfait Internet, il continue tout de même de rassembler.

Ludivine, Teddy, Loïc, Jim et Wilfried, âgés de 25 ans en moyenne, n’habitent pas tous à Cognac même, mais s’y retrouvent régulièrement pour « chasser » ensemble dans les jardins publics ou sur les quais où pullulent les créatures de science-fiction.

Aujourd’hui, ils estiment jouer plusieurs fois par jour mais ont bien du mal à quantifier leur addiction. « On joue beaucoup trop, c’est certain ! sourit Teddy. Mais j’aime devoir chercher, entraîner et collectionner les Pokémons. Le jeu te fait partir à l’aventure puisque tu dois beaucoup marcher pour trouver de nouveaux Pokémons. »

« Mais c’est vrai que le jeu a vite été redondant car on tombe souvent sur les mêmes Pokémons, surtout que l’on est dans une petite ville avec moins de choix, précise Loïc. J’ai moins joué à une période. »

 

Les jeunes joueurs se retrouvent à Cognac pour « chasser » les quelques Pokémons qui manquent à leur collection. ©M. M.

 

Pour se renouveler et attirer les « dresseurs », divers procédés ont été mis en place.

« Ils ont sorti des Pokémons qui n’étaient pas disponibles dans la première version », continue le jeune homme. Une deuxième génération est sortie en février dernier offrant la possibilité de capturer 100 nouveaux petits monstres. Mais surtout, des événements ont vu le jour. Au moment du solstice d’été, les Pokémons feu et glace étaient plus faciles à trouver. Au moment de la Saint-Valentin, il y avait plein de Pokémons roses.

 

Se retrouver pour combattre

« Et puis, ils ont sorti le concept des raids qui permet de capturer des Pokémons rares, mais uniquement à plusieurs », complète Ludivine, 22 ans. Une forme de solidarité virtuelle en quelque sorte.

Alors, même s’ils ont quasiment tous capturé 230 Pokémon sur les 240 disponibles, ils continuent de se retrouver. « On vit en ce moment ce que l’on s’attendait à vivre avec la sortie de Pokémon, explique Loïc. Cela permet de faire des rencontres, de sociabiliser. » Si certains d’entre eux fréquentaient les mêmes établissements scolaires, ils ne se connaissaient que vaguement avant de jouer ensemble. 

 

Pour faciliter les regroupements, ces joueurs ont remis en place un groupe de discussion sur les réseaux sociaux. « Avant, il y avait plein de groupes différents avec jusqu’à 900 membres, poursuit Loïc. Aujourd’hui nous ne sommes que 40 et tout le monde n’est pas toujours là… »

 

« Lorsque le jeu était très populaire, j’avais failli me faire renverser par le conducteur d’une voiture, excédé de me voir sur mon portable et il avait voulu me faire peur, se souvient Wilfried. On se moquait régulièrement de nous sur nos téléphones parce que les gens se disaient instinctivement que l’on était sur Pokémon. Maintenant, on est plus tranquilles. »

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