Nice accueille le Grand Prix de courses de drones

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Nice accueille le Grand Prix de courses de drones
29 Avril, 2018
L'Allianz Riviera de Nice accueillera le tout premier grand prix de course de drone, ou FPV Racing. - Drone Racing League

 

La Drone Racing League, la première ligue professionnelle du circuit, va organiser à l'Allianz Riviera de Nice une étape de son championnat du monde 2018.

Les drones de courses vont fuser dans le stade de coeur des Niçois. La Drone Racing League a annoncé jeudi qu'une étape de sa saison 2018 se déroulerait le 16 juin prochain à l'Allianz Riviera. Cette étape sera la toute première course organisée dans un stade en France par cette ligue, la première ligue professionnelle d'un sport encore confidentiel.

 

Concrètement, des drones miniatures pilotés par des hommes équipés de lunettes de réalité virtuelle vont s'affronter dans plusieurs épreuves, à des vitesses pouvant atteindre 150 kilomètres heure. Cette discipline est appelée First Person View Racing (Course à la première personne, ou FPV Racing), avec des pilotes qui conduisent à distance grâce à des manettes et qui « voient » ce que leur drone « voit ».

 

Cette rapidité extrême et la possibilité pour le téléspectateur ou l'internaute de voir également comme le drone rend le FPV Racing particulièrement visuel. Cette caractéristique a été celle qui a permis à la Drone Racing League (DRL) d'émerger dès 2015 aux Etats-Unis, avant d'organiser son premier championnat en 2016. En France, la discipline est apparue  à peu près au même moment, dans les Alpes.

 

7 courses dans le monde

Pour cette saison 2018, le championnat compte 7 courses, principalement aux Etats-Unis mais aussi en Angleterre, en Allemagne et pour la première fois en France. Organisé comme les sports automobiles, dont la DRL reprend le terme « grand prix », le championnat aligne 18 pilotes dont le Français Dunkan Bossion.

 

Cependant, pour chacune des 6 premières courses, seuls 12 pilotes s'affrontent. « Nous nous répartissons les courses, pour finalement en faire 5 chacun » décrit Dunkan Bossion, contacté par « Les Echos ».

 

Le vainqueur de chaque grand prix gagne sa place pour les phases finales, qui auront lieu en septembre prochain en Arabie saoudite. La demi-finale rassemblera 8 pilotes, puis 6 pour la finale.

 

500 à 600 drones construits pour chaque grand prix

Pour chaque grand prix, la DRL construit elle-même 500 à 600 drones. Un nombre impressionnant qui s'explique par un nombre important de courses par grand prix ainsi que par les crashs, immanquables dans le FPV Racing.

 

« Les crashs font partie de la course de drones. Contrairement à d'autres sports automobiles, nous n'avons pas de danger à le faire, ce qui nous permet d'être à la limite du possible, tout le temps » explique Nicholas Horbaczewski, co-fondateur et PDG de la DRL.

 

Ces drones sont fournis aux pilotes. « De cette façon, nous nous assurons de récompenser le meilleur pilote de drone du monde, sans se préoccuper du matériel » explique Nicholas Horbaczewski. D'ordinaire, ce sont les pilotes eux-mêmes qui « construisent » leurs drones, souvent sponsorisés par différentes marques constructeurs.

 

Une diffusion au fonctionnement particulier

Malgré son jeune âge, la DRL a réussi à signer plusieurs partenariats de diffusions avec SkySports, ESPN, Fox Sports et plus récemment GroupeAB. Des chaînes de télévision principalement sur le câble qui lui ont permis une diffusion dans 75 pays. En 2017, l'assureur Allianz a noué un partenariat privilégié avec la ligue, avant de le prolonger jusqu'en 2021 cette année, se félicite Nicholas Horbaczewski.

 

La ligue a cependant un fonctionnement particulier : tous les « grands prix » ne sont pas ouverts au public, ni diffusés en direct. La course de Nice par exemple sera ainsi sans public et sans direct, mais la suivante, à Munich le 28 juillet, le sera. Les précédentes courses du championnat, débuté en mars dernier, ne sont pas toutes visibles non plus. Et le site internet du championnat n'est pas actualisé avec les derniers résultats.

 

« Nous diffusons toutes les courses durant l'automne », explique Nicholas Horbaczewski. « Nous faisons comme ça pour permettre une diffusion à l'échelle mondiale au moment où les diffuseurs le souhaitent, sans problématique de décalage horaire », ajoute-t-il. Une différence majeure dans un secteur qui reste encore majoritairement amateur, grand public et diffusé en direct sur Internet.

 

Dunkan Bossion, seule chance française

Un fonctionnement qui n'effraie pas les pilotes. « La DRL est la course la plus importante de ma saison », explique Dunkan Bossion. Les 18 pilotes signent un contrat professionnel d'une saison avec la DRL, ce qui n'est pas rien dans une discipline naissante où peu parviennent à vivre de leur passion. Ce contrat ne les empêche pas de participer à d'autres courses, comme  le Paris Drone Festival par exemple.

 

Pour cette première course en France, Dunkan Bossion se dit confiant. Le pilote de 21 ans, basé à Aix-en-Provence, est un ancien champion d'hélicoptère radiocommandé avant de devenir pilote professionnel il y a 3 ans. « Je vais jouer à domicile. C'est agréable de ne pas avoir de décalage horaire et d'être avec ma famille et mes amis ». Qui le regarderont à côté de lui et non dans les tribunes.

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