Louxor, Carrières de Lumières... Jérôme Bosch est à l’honneur en VR

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Louxor, Carrières de Lumières... Jérôme Bosch est à l’honneur en VR
07 Juillet, 2017
Dans les Carrières de lumières, aux Baux de Provence (13), les tableaux sont projetés et animés et le public se promène dans son décor. — Erik Venturelli / Culturespaces

 

Cette année, impossible d’échapper à Jérôme Bosch. Du moins en ce qui concerne les expériences virtuelles dans les tableaux,nouvelle passion des musées. Pourquoi ce peintre ? Parce que ses tableaux sont particulièrement chargés et difficiles à comprendre. Au cinéma Le Louxor, à Paris, la réalité virtuelle nous permet de nous promener dans le tableau La Tentation de Saint Antoine. Aux Carrières de Lumières, aux Baux de Provence (Bouches-du-Rhône), on passe quelques dizaines de minutes parmi les personnages de Bosch ou Arcimboldo. Si le spectacle est intéressant, les visiteurs sensibles au mal de mer doivent prendre garde…

 

Attention à l’adaptation

Un casque sur les yeux ou plongé dans le noir dans une ancienne carrière de pierres, le point de départ est le même : Il faut un moment pour avoir l’impression de maîtriser son environnement et ses mouvements, s’habituer au nouvel espace dans lequel on évolue. Et prendre le temps de tituber. Si l’adaptation dans une carrière où il suffit de s’adapter à l’obscurité se fait sans trop de peine, en revanche, c’est plus compliqué pour la réalité virtuelle.

 

Alors qu’on nous explique ce que Jérôme Bosch a pu vouloir représenter (et franchement, essayez de deviner par vous-même pour voir !) à chaque fois qu’on tourne la tête, on découvre une partie du tableau qu’on n’avait pas encore vue. Sauf que l’image ne suit pas exactement le rythme de votre regard, et que ce décalage peut créer (ça a été le cas pour nous) une sensation de mal des transports. Difficile de se retenir d’explorer le tableau, mais au bout d’une dizaine de minutes, les plus sensibles devront retirer leur casque pour reprendre leur souffle.

 

Impressionnant, mais simple

Une expérience technique, mais assez naturelle à vivre. C’est comme ça qu’on pourrait résumer la réalité virtuelle. A 11 euros la séance (pour 7 minutes de plongée dans le tableau), ça vaut le coup d’essayer au Louxor. Aux Baux de Provence, on assiste plus à un spectacle, moins impressionnant techniquement (il s’agit de projections géantes sur les parois des carrières), mais tout aussi prenant (et garanti sans créer de mal de mer). « On transmet l’art de manière démocratisée, affirme la direction des Carrières de Lumières. L’exposition pousse à la curiosité les gens qui n’y connaissent rien, et les amateurs d’art redécouvrent des œuvres qu’ils connaissent déjà. »

 

Aucun danger donc aux Carrières de Lumières, sauf si vous vous prenez les pieds dans on ne sait quoi laissé sur le sol. Et puis, astuce canicule, dans les carrières, il fait frais. Vraiment frais. Une bonne raison, hormis l’art, d’aller apprécier Bosch et Arcimboldo dans le spectacle qui dure une trentaine de minutes (qui passent très vite). Une fois votre entrée acquittée (entre 10 et 13 euros), vous pouvez même y passer l’après-midi.

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