TEST de Dark Eclipse : Le premier MOBA du PSVR

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TEST de Dark Eclipse : Le premier MOBA du PSVR
01 Décembre, 2018

Si la période faste de Sunsoft remonte à au moins deux grosses décennies, le studio japonais peut se targuer aujourd'hui d'avoir déjà un pied dans le futur. En effet, les créateurs de Gremlins 2 sur NES proposent sur PS4 le premier MOBA du PlayStation VR. On peut y voir un acte pionnier ou alors s'interroger sur le fait de proposer un tel style en réalité virtuelle...

 

Dark Eclipse est un titre avec lequel on a envie d'être indulgent, d'abord parce qu'il est gratuit et qu'il tente quelque chose d'inédit. Ensuite, et c'est plus légitime, parce qu'il propose une direction artistique plutôt séduisante et typiquement nippone, qui n'est pas sans évoquer celle de Terra Battle, le jeu mobile chapeauté par Hironobo Sakaguchi. Enfin, de direction artistique, il n'en est question que face aux artworks de sélection des personnages, car en jeu, la réalisation assez moyenne ne permet pas vraiment d'apprécier le détail. Mais les musiques réussies et élégantes surprennent également pour une production de petite envergure. La question que les amateurs du genre se posent maintenant, c'est bien entendu de savoir si League of Legends a trouvé son équivalent japonais en réalité virtuelle.

MOBA... non

La réponse est évidemment non. Car on a beau pouvoir sélectionner entre une quinzaine de commandants pour trois en jeux (en plus des larbins utiles au travail de récolte), avec des styles de combat différents (à distance, tank, etc.), effectuer des actions peu communes pour le genre (engranger des ressources, fortifier ses positions), jouer en ligne contre des adversaires (qu'on a parfois du mal à trouver), le simple fait d'y jouer avec deux PS Move ou à la manette, le casque vissé sur la tête, ne semble pas la manière optimale d'aborder un tel jeu.

 

Les commandes se révèlent parfois peu précises, ne serait-ce que parce qu'avec la profondeur qu'offre la VR, on a parfois bien du mal à appréhender les distances et donc à faire vraiment ce qu'on veut. Dommage, en particulier pour ce genre. Reste la sensation assez amusante de contrôler ses héros comme un dieu. Mais pour le coup, on se prend plutôt à vouloir qu'existe un de ces jours un jeu d'échecs, façon Star Wars, futuriste et immersif, dont le rythme et les manipulations simples seraient certainement plus adaptées qu'ici.

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