Symphony of the Machine sur PSVR est décevant

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Symphony of the Machine sur PSVR est décevant
29 Décembre, 2017

Parmi les titres disponibles en réalité virtuelle sur le PSVR de Sony, il existe des jeux qui vous demanderont une certaine réflexion afin de résoudre des énigmes. C'est le cas de Symphony of the Machine, disponible depuis quelques mois déjà sur PC et PS4. Qu'est ce que ça donne ? Réponse dans ce test.

 

Informations :
Editeur(s) / Développeur(s) :Stirfire Studios

Sortie France :26 Avril 2017

Genre(s) :Réflexion | Puzzle

Mode(s) :Jouable en solo

 

A peine le jeu démarré, me voilà projeté au milieu d'un monde vide, juste entouré de roches orangées, avec quelques dessins dessus. Par contre une chose m'a paru bizarre au lancement de ce titre. Si Symphony of the Machine est un titre qui se joue uniquement avec les moves, j'ai du mal à comprendre pourquoi la sélection de la langue se fait uniquement avec la manette. Quoi qu'il en soit, je suis donc au milieu d'un désert rocheux, avec pour seule indication...rien... Un petit poteau devant moi, une boule à insérer dedans et puis plus rien. Dès les premières secondes, le ton est donné, il va falloir se débrouiller tout seul pour comprendre ce que le jeu attend de nous.

 

Et puis finalement non, on verra par la suite qu'on est plutôt bien guidé, voire même un peu trop pris par la main. On découvre donc qu'on se déplacera grâce à la téléportation. Téléportation qui se montre un peu complexe dans son fonctionnement. On vise un endroit à quelques mètres de nous en appuyant sur une touche, puis on valide le déplacement en appuyant sur une autre touche. De plus, vu qu'on parle de déplacement, autant rentrer dans le vif du sujet avec un des points négatifs du jeu. La rotation. Celle ci ne sera disponible qu'en petit angle, avec aucune possibilité de réglage dans les options, puisqu'il n'y en pas pas.

 

On pourrait penser que ça n'est pas vraiment un problème vu que le jeu est du type à se jouer debout dans une espace de déplacement plutôt libre (compte tenu des possibilités du PSVR), seulement voilà, une fois la Playstation caméra dans votre dos, celle ci perd toute notion de tracking en ce qui concerne les moves. Finalement on va se retrouver à devoir se réajuster constamment face à la caméra, ce qui implique de devoir régulièrement enlever le casque des yeux pour se situer dans notre espace quotidien. La chose aurait pu être moins gênante si des options permettant de régler l'angle de rotation avaient été présentes. De plus, un petit délais d'attente se fera ressentir entre deux téléportations ou deux rotation. Résultat, il s'en dégage un sentiment de lenteur dans les mouvements. Une chose est sûre, on ne risque pas de ressentir le moindre effet de motion sickness.

 

Cet écart sur les déplacements terminés, revenons là où on en était, c'est à dire, partir à la découverte du monde. Et autant vous le dire tout de suite, vous n'irez pas bien loin. C'est par un chemin unique que vous arriverez au pied d'une tour et prendrez un ascenseur pour arriver à son sommet, là où se passera le reste de votre aventure. Sur cette plate-forme suspendue, de quelques mètres carré seulement, vous devrez redonner à la planète sa splendeur d’antan. Symphony of the Machine cache finalement un petit coté poétique plutôt plaisant. Qu'est-il arrivé à la planète pour qu'elle soit désertique ? Vous n'en saurez rien. Mais c'est à vous de lui redonner sa verdure et la vie.

 

Pour ce faire, vous devrez utiliser une machine capable de contrôler la météo. Au centre de cette tour, se trouve un rayon d'énergie. Vous devrez orienter ce rayon sur différents panneaux, qui eux, influenceront la météo du jeu. Envoyer le rayon sur le panneau solaire, fera apparaître... le soleil ! C'est fou non ? Idem pour les panneaux nuages, vent et pluie. Là où ça devient intéressant, c'est que vous allez devoir combiner les différentes météo pour pouvoir progresser. Pour savoir quelle météo combiner, vous allez devoir suivre les instructions qui vous seront données par un petit robot volant. Pour communiquer, il utilisera des images. Il est à noter que ce petit robot est quand même pas mal beugué. Il aura un certaine facilité à aller ce coincer un peu partout, et surtout là où vous aurez besoin de placer ce satané rayon. Il est pas rare de devoir prendre le robot à la main et de le dégager un peu plus loin pour pouvoir continuer.

 

Comme dit un peu plus haut, vous aurez besoin de combiner les éléments, pour en obtenir d'autres. Un arc en ciel s'obtient par exemple avec du soleil et de la pluie. Éléments que vous devrez combiner en utilisant différents items qui se débloqueront au fur et à mesure. Vous aurez au total, deux miroirs, trois tuyaux en forme de T, un filtre hiver pour transformer la pluie en neige, et un filtre chaud pour donner un coté vent du désert. Là où les choses se compliquent finalement dans ce casse tête, c'est que chaque élément que vous activerez, fera se déployer un bouclier devant un autre panneau élémentaire. Il vous faudra donc user de réflexion pour pouvoir contourner les bouclier et réussir à combiner tous les éléments demandés.

 

Dans le principe l'idée est vraiment bonne et bien pensée. Malheureusement, une fois dans le jeu, il faut reconnaître que d'une part, les énigmes sont finalement assez faciles, d'autre part, toutes les pièces débloquées, combinées aux boucliers, et ce satané robot fera que vous aurez devant les yeux, un joyeux bordel dans lequel vous aurez un peu de mal à y voir clair. Ce qui est bien dommage puisque le jeu à pour but finalement de jouer avec nos sens. Le fait de réussir une énigme fera grandir une plante. Réussir à faire grandir cette plante à maturité donnera au monde qui vous entoure un air un peu plus jovial. Si bien que finalement, vous aurez réussi à redonner à la planète un aspect un peu plus vivant. Les montagnes sont enneigées, le ruisseau se rempli, les arbres ont poussés. Bref, la vie revient.

 

Seulement voilà, la durée de vie de Symphony of the Machine est vraiment très courte. Il ne vous faudra pas plus de deux heures grand max pour arriver à la fin du jeu. Et encore, quand on parle de fin, on parle simplement d'un écran qui arrive avec les crédits du jeu, sans nous donner plus d'explications que ça. En gros, on part comme on est arrivé, sans même savoir le pourquoi du comment. Vous aurez quand même la possibilité de pouvoir continuer à jouer, mais aucune réelle saveur ne se dégagera. Vous n'aurez qu'une succession infinie d'énigmes identiques à résoudre, ne donnant aucun résultat de plus que ce que vous avez déjà fait.

 

Symphony of the Machine aurait pu être bien plus travaillé pour nous sortir un gameplay en réalité virtuelle digne de ce nom. Ici, on se contente du strict minimum, où le fond est parti très loin de la forme. On préférera se tourner vers un bon god game comme on a vu sur le test de Tethered, car finalement Symphony of the Machine ne sera qu'un jeu qui permettra de découvrir la VR, sur lequel on aura vite fait le tour et qui ne proposera que très peu de rejouabilité.

 

On aime

  • Le coté poétique
  • L'idée principale
  • Devoir contourner les boucliers
  • Voir le décor changer avec notre progression

On aime pas

  • Aucune histoire
  • On sait pas ce qu'on fait là
  • On part comme on est venu
  • C'est vite le bordel pour les yeux
  • Très mauvais tracking des moves
  • Un robot casse c....
  • Répétitif

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