La VR pour entrer dans la tête d’un robot

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La VR pour entrer dans la tête d’un robot
08 Octobre, 2017

Le centre de recherche en intelligence artificielle du MIT expérimente l’usage d’un Oculus Rift pour contrôler à distance un robot industriel. L’opérateur adopte le point de vue mais aussi les gestes du robot.

 

Réalité virtuelle. Intelligence artificielle. Robot. Cela fait beaucoup de mot-clefs à la mode pour un seul projet mais le laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle du MIT, aux Etats-Unis, s’est bel et bien mis en tête de les combiner pour un nouveau système de contrôle du robot industriel Baxter, cette machine androïde aux bras articulés capable de prendre des objets dans des doigts en forme de pinces.

 

L’idée, cette fois, est en effet d’utiliser la réalité virtuelle, avec un visiocasque Oculus Rift, afin de permettre à l’opérateur de se mettre littéralement à la place du robot : voir ce qu’il voit, effectuer réellement les gestes qu’il doit effectuer. Le projet a fait l’objet d’un article de recherche, Baxter's Homunculus: Virtual Reality Spaces for Teleoperation in Manufacturing, (article) ainsi que de la vidéo de démonstration ci-dessus.

 

D’un point de vue graphique, l’opérateur n’est pas à proprement parler placé dans un espace immersif simulant l’environnement du robot.

Un flux vidéo provenant de la tête du robot (embarquant une caméra) lui montre ce que Baxter « voit » alors que l’espace virtuellement reconstitué reste très schématique. Ce qui a pour effet de supprimer tout effet de cinétose, la nausée typique des expériences de VR.

 

Dans le monde réel, l’opérateur est muni d’un contrôleur à chaque main, qui servent à localiser et suivre les gestes dans l’espace.

Dans l’Oculus, il voit simplement ses mains (virtuelles) et un objet (virtuel aussi et ne représentant pas fidèlement l'objet réel) qui correspond à ce que saisit le robot.

 

Deux autres flux vidéos s’affichent, provenant de caméras placées dans les mains du robot, donnant ainsi le « point de vue » de ces dernières afin de gagner en précision dans les gestes.

Concrètement, on voit de près l'action des pinces. Au cours des tests, les chercheurs ont réussi à faire attraper à Baxter des vis, des cubes à assembler et même à lui faire se servir d’une agrafeuse.

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