VR, MR, AR bien intégrées dans la filière poids lourds

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VR, MR, AR bien intégrées dans la filière poids lourds
23 Novembre, 2017
Image : Solutrans

 

Solutrans 2017 : Réalité mixte, augmentée, ou virtuelle : la filière du poids lourd s’empare des nouvelles technologies

Pourquoi utiliser les dernières technologies de visualisation ? Pendant toute la durée du salon Solutrans, la société bordelaise Immersion, active depuis 1994 dans le domaine de la réalité virtuelle, démontre l’intérêt de ces outils pour la filière du transport de marchandises.

 

« Nous travaillons beaucoup dans le domaine du transport ferroviaire, avec Alstom, de l’aéronautique, avec Airbus ou Dassault, dans celui de l’automobile, avec Renault ou PSA, et, désormais, dans celui de l’immobilier et du bâtiment. Mais nous avons peu de partenaires dans celui du transport de marchandises », explique Matthieu Lépine, directeur du marketing. Ces nouvelles « réalités » présentent pourtant plusieurs intérêts.

 

Renault Trucks, par exemple, va tester dans son usine de moteurs de Vénissieux, près de Lyon, la réalité mixte. Mixte puisque des images virtuelles se superposent à l’objet réel qu’est le moteur, mais qu’une interaction est, en outre possible.

Il s’agira de voir si cette technologie permet de faciliter le contrôle qualité, qui implique une lourde charge mentale pour chaque opérateur : il lui faut, pour chaque type de moteurs, savoir quels sont les points à contrôler. Ensuite, il saisit les résultats de son contrôle sur un papier, et cela doit donc être ressaisi pour entrer dans le système d’information de l’entreprise,explique le constructeur.

Avec un casque idoine, l’opérateur voit s’afficher la pièce à contrôler, et valide, à chaque étape, le contrôle. Toutes ces informations sont immédiatement intégrées au système d’informations.

Carles Coca Mascorda, en charge de l’innovation numérique pour le groupe Alstom, expliquait les différentes applications de la réalité augmentée / photo : Transportissimo

 

Chez Alstom, la technologie est utilisée, par exemple, pour visualiser tous les circuits et pièces techniques cachés par le sol du train. Et faciliter ainsi la tâche des opérateurs qui devront intervenir en maintenance, ou percer le sol pour installer divers agencements.  « L’opérateur, guidé par la machine, devient alors le meilleur robot du monde », explique Carles Coca Mascorda, en charge de l’innovation numérique pour le groupe Alstom.  La technologie permet également de concevoir des usines optimisées : « on peut tout à fait tenir des outils virtuels, les manier, les tester », poursuit l’expert d’Alstom. 

 

Autre intérêt de la réalité virtuelle : la relation avec le client. Alstom permet ainsi aux clients de ses trains de visualiser l’intérieur des voitures, et de choisir en toute connaissance de cause leur agencement.  Type et couleur des sièges, par exemple. Il leur suffit de chausser leurs lunettes pour se promener à l’échelle un dans une voiture virtuelle. « il est clair que venir chez son client, avec un casque, pour lui démontrer les performances de son produit, constitue un atout commercial certain », conclut Matthieu Lépine.  

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