Synactiv, la PME castelolonnaise qui mise sur la VR

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Synactiv, la PME castelolonnaise qui mise sur la VR
22 Mars, 2018
Sylvain Damart, carrossier de métier, a fait le pari de la réalité virtuelle dans son entreprise, Synactiv, au Château-d’Olonne. | Ouest-France

 

Synactiv vient de s’implanter au Château d’Olonne (Vendée). La société immerge ses clients dans un jeu vidéo pour qu’ils se projettent. Voyage au cœur de la troisième dimension.

 

Casque de réalité virtuelle sur les yeux et manette à la main, on plonge dans un autre monde. Au coeur de celui-ci : un camping-car. La manette devient un laser et nous propulse tout autour du véhicule grâce à un bouton. Face à l'entrée, la porte s'ouvre. On monte à bord.

Arrivé dans l'espace salon, un écran de télévision sort d'une banquette. À l'avant, les sièges se tournent vers l'intérieur et le mobilier change de couleur. Puis direction la cuisine, toute équipée, avec plaques de cuisson intégrées. Là, une cafetière sort d'un placard.

 

« Nos clients peuvent se projeter », interrompt Sylvain Damart, créateur de Synactiv. Cette petite entreprise, née il y a neuf ans, façonne carrosseries et formes complexes, en 3D et réalité virtuelle. Quatre professionnels y travaillent, pour le compte de petites et moyennes entreprises comme les camping-cars Rapido, Fleurette, les ambulances Gifa...

 

« Aujourd'hui, on est à la pointe de l'innovation, indique le responsable. Les outils de modélisation ont énormément évolué. Soit on suit, soit on essaye de devancer un peu. »

 

« On s'est formé sur Google »

Carrossier de métier, le responsable se souvient avoir commencé avec une « râpe à mousse » pour lustrer les véhicules. Pour utiliser la réalité virtuelle, il a appris tout seul. « On s'est formé sur Google », lance-t-il, en souriant.

 

Et le gérant ne regrette pas d'avoir pris le train de l'innovation. Création sur mesure, réduction des coûts, gain de temps.

 

« Cette technologie met tout le monde d'accord. Avant, on ne s'apercevait qu'à la livraison des décalages entre ce que le client voulait et ce qu'on avait fait. Aujourd'hui, tout est validé en amont. »

 

La réalité virtuelle permet également de diviser le temps de conception par deux ou trois. Dans le domaine des ambulances, les professionnels avaient besoin d'un an pour sortir leur premier véhicule de série. Aujourd'hui, seulement quatre à cinq mois sont nécessaires.

 

« On va faire du paddle en sortant du bureau »

Après neuf ans d'existence, Synactiv enregistre un chiffre d'affaires de 300 000 €. L'entreprise, née à Clisson, a déménagé à Talmont avant de s'installer au Château-d'Olonne, en septembre dernier. « On est venu ici pour le cadre de vie,explique Sylvain Damart. On va faire du paddle en sortant du bureau. »

 

L'avantage du virtuel est de pouvoir travailler n'importe où. « On peut faire une réunion avec un client à 300 km. C'est comme un jeu vidéo multijoueur, il n'y a qu'a poser un casque sur ses yeux. » Dans le même temps, l'activité nautique de la région a poussé le dirigeant à se rapprocher des Sables. « Notre objectif, c'est de travailler sur des coques de bateaux.

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